Congrès Marx international VI
du 22 au 25 septembre 20
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CRISES, REVOLTES, UTOPIES

 SECTION ETUDES MARXISTES

Coordination : Franck Fischbach

fischbach.franck@numericable.fr

Université de Paris X Nanterre, Bâtiment L, salle 210


MOUVEMENT SOCIAL DU 23 SEPTEMBRE 2010 : DECLARATION

Thursday, September 23 will be a day of strikes and demonstrations in France


Liste de tous les intervenants
Liste des intervenants de la section Etudes marxistes

Atelier 1. Jeudi 23 septembre, 10h-12h, salle 210, Travail et valeur
Atelier 2. Jeudi 23 septembre, 14h-16h,
salle 210, L'argent et le capitel
Atelier 3. Jeudi 23 septembre, 16h-18h,
salle 210, Idéologie et révolution
Atelier 4. Vendredi 24 septembre, 9h-11h,
salle 210, Atelier GEME/MEGA 
Atelier 5. Vendredi 24 septembre, 11h-13h,
salle 210, Atelier GEME/MEGA
Atelier 6. Vendredi 24 septembre, 14h-16h,
salle 210, Le jeune Marx et le Marx de la maturité
Atelier 7. Vendredi 24 septembre, 14h-16h, salle 111. Psychanalyse et matérialisme
Atelier 8. Vendredi 24 septembre, 16h-18h,
salle 210. Marxisme et européo-centrisme
Atelier 9. Samedi 25 septembre, 9h30-11h30,
salle 210, Autour de Gerry Cohen (1941-2009)
Atelier 10. Samedi 25 septembre, 11h -13h30, salle 210, Séminaire Marx au XXIème siècle

Atelier 1. Jeudi 23 septembre, 10h-12h,salle 210. Travail et valeur

RODRIGUEZ-HERRERA Adolfo, adolforh@racsa.co.cr, docteur en économie de l'Université Catholique de Louvain et professeur à l'Université de Costa Rica (UCR)

 L’invention du travail. Que la force de travail n’est pas une marchandise

Ce livre concourt à la critique de la conception marxienne de la force de travail, exposée dans Le Capital et faisant de celle-ci une marchandise. L’on y procède à cette fin à une relecture de la théorie de la marchandise et de l’argent, les deux formes principales de la valeur. Il en découle (i) que la valeur d’usage est l’objet lui-même, (ii) qu’il n’y a pas de valeur sans valeur d’usage, au-delà de son existence en tant que signe, (iii) qu’il n’y a pas de valeur sans plus-value. De là découle que les marchandises dont parle Marx au chapitre 1er sont produites par du travail salarié et par là sont porteuses de plus-value. Pour appliquer ce concept de marchandise à la force de travail, Marx se voit obligé de reconnaître une série de différences qui le mettent dans une position difficilement soutenable, malgré ses efforts pour faire saillir les similitudes entre force de travail et marchandise. Ce livre montre que cette tentative marxienne d’expliquer le contrat de travail et l’exploitation comme résultats des lois de l’échange marchand donne lieu à une série d’inconsistances et de contradictions entre sa théorie de la marchandise et sa théorie de la force de travail. Le livre conclut que cet échec dans la présentation de la force de travail comme « une marchandise sui generis » ne met pas en cause sa théorie de l’exploitation mais sème la confusion quant à ce thème récurrent tout au long du Capital : que l’activité humaine, source de toute valeur et en même temps antithèse de la valeur qui se valorise – le sujet automatique – n’a pas de valeur.
Au cours de cette recherche, les apports de deux auteurs en particulier, Moishe Postone et Franck Fischbach, ont été très stimulants. Nous y discutons, par exemple, la thèse de ce dernier selon laquelle dans le capitalisme la vie même est transformée en marchandise.

STACHEL John, john.stachel@gmail.com, Physicien, Director of the Center for Einstein Studies, Boston University

The concept of polar opposition in Marx’s Capital

Marx first employed the concept of polar opposition in 1843 (Critique of Hegel’s Philosophy of Right). Twenty years later, he put it to work in his dialectical development of the form of value and of the transition from commodities to money. As Göhler and Lipietz have emphasized, Marx drastically changed his presentation of this topic between its first published version in theCritique of Political Economy (1859) and the versions in Volume One of Capital (first edition 1867, second edition1872). Bidet has also emphasized the 'epistemological break' betweenGrundrisse and Capital. The discussion in this paper centers on Section 1.3 of Capital, “The Value-Form or Exchange Value;” especially on the first or simple form of value that, in Marx's words, holds the key to the whole development. It concentrates on the final version, citing and contrasting material from earlier discussions, and discussing various reactions to the change from "contradiction" to "opposition" as the central concept.

ISHITSUKA Shoji, ishituka@rsch.tuis.ac.jp,  philosophie, professeur, Université des sciences informatiques de Tokyo

La conception du travail chez Lukacs (Ontologie de l'être social, 1984, 1986).

Gyorgy Lukacs (1885-1971) philosophe hongrois, a vécu de grandes transformations historiques : la révolution hongroise du 21 mars au 1er août 1919 et la révolution démocratique d'octobre 1956 en Hongrie. Il a édifié à la fin de sa vie son corpus magnus : Ontologie de l'être social en 1964-71 (publié en 1984, 1986, 2 tomes Luchterhand, Berlin et Darmstadt) à partir du concept de travail. Je voudrais mettre en évidence les dimensions les plus significatives de sa conception du travail.
Premièrement, la dimension ontologique : Lukacs était le précurseur du tournant ontologique (Umwendung) que suivaient Martin Heidegger, Edmund Husserl, Nicolai Hartmann, Roman Ingarden, Jean-Paul Sartre et al. dans l'histoire de la philosophie du XXème siècle.
Deuxièmement la dimension épistémologique. Lukacs y développe sa conception de la réification ( Verdinglichung) d'une façon différente de celle de l'œuvre principale de sa jeunesse. L'Histoire et la conscience de classe ( Berlin, 1923).
En conclusion, je voudrais montrer la continuité fondamentale qui existe entre ses deux principales œuvres L'Histoire et la conscience de classe (1923) et Ontologie de l'être social ( 1964-1971) dans la conception du travail, mettant l'accent sur la signification contemporaine de la pensée philosophique de Gyorgy Lukacs.

CHOLLET Antoine, antoine.chollet@unil.ch, philosophie, chercheur, Suisse

Du temps chez Marx

Il est fondamental à tout projet d’émancipation sociale de se donner une conception du temps qui la distingue de ce dont elle veut s’émanciper, exactement de la même manière qu’il faut pour ce faire imaginer un autre pouvoir, un autre sujet ou une autre loi. La question du temps chez Marx a fait l’objet de nombreux travaux, mais nous avons décidé de nous concentrer plus particulièrement sur deux auteurs qui en ont donné des formulations originales et suggestives : Moishe Postone et Claude Lefort. Tous les deux décrivent un temps double chez Marx : temps abstrait et temps concret chez Postone, histoire répétitive et histoire évolutive chez Lefort. Ces deux oppositions pourraient bien n’en former qu’une, ce que nous allons examiner. Pour ce faire, la comparaison entre les analyses de Postone et celles de Lefort devra s’intéresser à plusieurs dimensions. Tout d’abord, il faudra se pencher sur le rapport entre histoire et temps chez Marx. C’est ensuite la place de l’événement et du changement dans la pensée marxienne qui nous intéressera, là aussi plus particulièrement examinée par Lefort. Enfin, il nous faudra examiner le rapport entre temps et travail chez Marx, et, sur ce point, Postone offre les analyses les plus élaborées. Temps, histoire, événement et travail forment donc la trame conceptuelle que nous nous proposons d’explorer à l’aide de ces deux textes.

Atelier 2. Jeudi 23 septembre, 14h-16h, salle 210. L'argent et le capital

CASTIEN MAESTRO Juan Ignacio, jicastien@hotmail.com, sociologue, professeur, Departamento de Psicología Social, Facultad de Ciencias Políticas y Sociología, Universidad Complutense de Madrid

 Capitaux, capitalisation, capitalisme. Une exploration théorique des multiples visages du capital 

 La conception du capital dans l’oeuvre de Marx en tant que “valeur qui se valorise” constitue, l’élément clé nous permettant de comprendre les rappotrs sociaux comme un processus où le capitaliste utilise les rapports mercantiles qu’il établit avec les travailleurs qu’il recrute, comme un instrument pour accroître la somme de la valeur qu’il possède. Celui qui produit de la valeur grâce à son travail n’est récompensé que selon la valeur de sa force de travail et il reçoit moins de ce qu’il apporte de ce fait c’est l’autre qui s’appropie de la différence. Ainsi, les personnes qui possèdent le capital le font prospérer grâce au travail de ceux qui ne le possèdent pas. Le capital constitue, ainsi, un dispositif social qui organise et structure des rapports de domination et d’exploitation. Mais, qu’est ce capital en soi? et comment apparait-il? D’après la conception marxiste, le capital est défini comme une modalité spécifique que les valeurs adoptent – quand elles se matérialisent sous forme d’argent, de forces productives ou de produits finis – quand elles se dans ces rapports sociaux particuliers. Nous pouvons considérer alors, lorsque les valeurs fonctionnent en tant que capital elles deviennent une propriété sociale que les marchandises acquièrent quand elles appelerons ce processus de conversion en capital, processus de capitalisation ou, d’une manière plus simple, capitalisation. Á partir de là, notre réflexion s’orientera dans diverses voies. Tout d’abord, il nous faut étudier la nature de ce processus de capitalisation ainsi que les conditions qui le rendent possible. Ceci implique l’étude des conditions dans lesquelles les sujets sont disposés à établir avec d’autres sujets un rapport de soumission et d’exploitation. Le marxisme a expliqué traditionnellement ce fait en affirmant que ces individus ne possèdent que leur force de travail, tandis que d’autres sont les propriétaires des moyens de production. Cette conception démontre bien que c’est la faiblesse sociale qui force l’acceptation de ces rapports. Cependant nous pourrions nous poser la question suivante : n’existe-t-il pas d’autres conditions agissant de la même façon. Dans ce but nous allons examiner la situation de ces “salariés de luxe”, comme par exemple les techniciens hyper qualifiés, les sportifs d’élite et les personnes jouissant d’ une position privilégiée dans le monde du spectacle et de la culture. En raison de la très forte demande de leur profession, ils se retrouvent en position de force lors de négociations. Ceci leur permet d’obtenir non seulement des salaires faramineux, mais aussi de recevoir des pourcentages plus ou moins élevés des bénéfices qu’ils ont contribué à générer par leurs activités ; ce qui pourrait signifier une capitalisation de leur propre force de travail dans la mesure où ils en feraient un instrument pour établir un rapport social capitaliste vis à vis des autres. Á partir de ces situations et d’autres encore que nous envisagerons plus loin, nous allons élargir la définition des concepts « capital » et « capitalisme », sans pour autant omettre le fait que l’exploitation est la caractéristique dominante des rapports capitalistes à la différence de la theorie de Pierre Bourdieu qui, à notre avis, n’en a pas tenu compte, dans sa célèbre théorisation sur les differentes “espèces” du capital.

ZABALETA IMAZ Josu, josu.zabaleta.imaz@googlemail.com, chercheur postdoctoral , Berlin

Money as concrete Universality

 NAKAMURA Emmanuel Zenryo Chaves, el.nakamura@uol.com.br, Economiste, Doctorant en Philosophie, Université de Campinas (Unicamp) - Brésil

La contradiction immanente du capital et son évidence par la généralisation de la machinerie

Atelier 3. Jeudi 23 septembre, 16h-18h, salle 210. Idéologie et révolution

FASSI Florencia, florencia.fassi@upf.edu, Philosophie, professeur, Universidad Pompeu Fabra, Barcelona,

Problématiques autour de la notion de sujet révolutionnaire chez G. Lukács

La réalité socio-politique actuelle exige de repenser la notion de «sujet» en tant qu’agent du changement historique, en admettant que ce n’est plus possible développer une transformation sociale en marge d’un sujet autoconscient en attendant seulement le mûrissement des forces productives. Dans l’actualisation des théories marxistes que Lukács porte à terme dans Histoire et conscience de classe, il articule son analyse critique de la société capitaliste autour du fait qu’on assiste à une mercantilisation des rapports sociaux, c’est-à-dire, à une progressive réification des procès dynamiques à partir du fétichisme de la marchandise. La notion d’aliénation dans le déploiement du système devient, donc, fondamentale. Dans ce cadre, Lukács construit une critique de l’ordre capitaliste dont l’axe est le sujet aliéné et, par conséquent, c’est seulement en desaliénant ce sujet qu’il est possible d’articuler une opposition réelle au régime du capital. On sait que la perspective de Lukács comporte des problèmes et des contradictions graves, spécialement dans son analyse ontologique. Tout d’abord, sa conception romantique du sujet, qui l’a conduit à une confusion entre aliénation et objectivité. Puis, son idéalisation réifiante et anti-matérialiste du prolétariat en tant que classe avec une fonction messianique. Et, enfin, sa notion de conscience de classe absolument aliène à la classe. Dans cette communication, on argumentera que, malgré les problèmes de la perspective de Lukács on peut distiller de la critique de ses théories des notions sur le sujet qui nous aident à analyser notre contemporanéité. En considérant que devant la crise capitaliste que l’on endure aujourd’hui il n’y a aucune résistance effective de base, on doit revisiter le problème ontologique du sujet révolutionnaire pour conclure finalement qu’il ne peut exister, en tant que tel, qu’en la praxis de sa conscience, c’est-à-dire, en l’exercice conscient de sa vie non-alienée.

DUFOUR Lucas, lucas.duf@gmail.com, chercheur-doctorant, Centre d'Histoire du Récit et de l'Information des Médias-Réseaux en Europe de Paris 3

La théorie marxiste de l'idéologie à l'épreuve du XXe siècle : essai de bilan critique

ANTONIO CARLOS Dias Jr, acdiasjr@gmail.com,  sociologue, chercheur associé, Université de Campinas - UNICAMP - Brésil

Marx et le marxisme: une critique à la lecture libérale de Raymond Aron

Dans cet article nous avons l’objectif d’analyser la lecture de Marx e du marxisme realisée par le philosophe et sociologue Raymond Aron. À partir de celle-ci, nous ferons la critique de la lecture d’Aron en considérons la pensée de Marx. Inséré au débat de son époque, surtout en rivalisant avec Sartre et avec l’intellectualité marxiste parisienne dans de 50ème et 60ème, la lecture aronienne des œuvres de Marx offre un panorama important des limites de la pensée libérale par rapport au future des sociétés humaines.

SHUANGHAO She, caoyaxiong@hotmail.com, Science politique, professeur, School of Political Science and Public Administration Wuhan, Chine

The marxist method and the formation of chinese way

Atelier 4. Vendredi 24 septembre, 9h-11h, salle 210.  Atelier GEME/MEGA

 LAGACHE Richard

ROTH Regina, roth@bbaw.de, histoire, éditrice à la MEGA, Chercheur, Académie des Sciences de Berlin et Brandebourg

La publication du Capital de Karl Marx dans la MEGA: Conception et développement de l'édition numérique

La Mega, l’édition complète dans la langue de publication ou d’écriture des œuvres de Karl Marx et de Friedrich Engels, termine l’édition de la deuxième section qui regroupe les textes concourant à l’écriture du Capital.
Une édition numérique de ces textes est en préparation.
Un outil électronique a été mis en ligne par le laboratoire Telota de l'Académie des sciences de Berlin Brandebourg (http://telota.bbaw.de/exist/servlet/db/mega/scripts/root.xql) qui permet de comparer trois versions du livre II du Capital. Regina Roth présente ces projets et réalisations, elle discute l’intérêt du numérique pour la recherche sur des textes théoriques dont l’écriture s’étale sur deux décennies.

PROST Laurent, laurent.prost@gmail.com, philosophie, Paris-1

Traduire Marx : L'objet de la traduction

L'écriture théorique de Marx échappe aux classifications traditionnelles : ses textes ne cessent de traverser les frontières entre les genres, voire même entre les langues. On examinera les problèmes spécifiques qui en découlent pour la traduction. Car le traducteur se trouve confronté non à une liste de concepts dûment nommés et identifiés, mais à des multiplicités mouvantes et enchevêtrées dans lesquelles il doit découper son objet : le travail du concept aux prises avec une langue singulière. Laurent Prost s’appuie en particulier sur l’exemple du Chapitre VI dit « inédit » et de la traduction des « concepts économiques ». On revient donc aussi sur la traduction de Mehrwert

Atelier 5. Vendredi 24 septembre, 11h-13h, salle 210. Atelier GEME/MEGA

IZUMO Masashi, izumo@kanagawa-u.ac.jp économiste, professeur, Kanagawa University

Marx, Ricardo and Buller ; a study on Marx’s manuscript in 1868

KRÄTKE Michaël, m.kraetke@lancaster.ac.uk, Professeur d’économie politique, directeur de l’Institut des Hautes Etudes de l’Université de Lancaster, membre du conseil scientifique de la Fondation Rosa Luxemburg.

Les nouveaux textes inédits de Marx autour du Capital à paraître dans la MEGA

TAKENAGA Susumu, takenaga@qa2.so-net.ne.jp  économiste, professeur, Université Daitobunka, Japon

Théorie de la rente foncière de Marx au milieu des années 1860 : une étude comparative d'extraits, lettres, manuscrits de 1861-1863, et la section VI du tome III du Capital

Atelier 6. Vendredi 24 septembre, 14h-16h, salle 210.  Le jeune Marx et le Marx de la maturité

LINDNER Urs, utiv@gmx.de, philosophie, chercheur, Freie Universität Berlin

Revisiting Althusser’s ‚Epistemological Break

The paper wants to reassess Louis Althusser’s claim of an epistemological break taking place in the work of Marx in 1845. Two modifications are suggested: First, in 1845/46, Marx does not primarily dismiss Feuerbach’s humanist anthropology but certain elements of the broader discourse of the Young Hegelians. There are continuities on the level of topics and concepts, but a rupture with the problematic of the ‘realisation of philosophy’ and its metaphysical attachment. Second, the break of 1845/46 is a purely philosophical one that indicates the beginning of a new problematic debated today under the label of ‘scientific realism’. Not before 1850, does Marx himself work as a scientist and his real scientific breakthrough takes place in 1858 with the discovery of the ‘twofold character of labour’ and not, as Althusser suggested, with the dubious ‘materialist conception of history’. Thus, the paper stresses an unevenness in Marx’s scientific and philosophical development that has not been adequatedly recognised until the day.

VANZULLI Marco, marco.vanzulli@unimib.it philosophie, ricercatore, Université de Milano-Bicocca

Eléments pour une discussion sur le ‘jeune Marx’ et son rapport avec le Marx de la maturité

TREVINI Alessandro, alessandrotreviniwitrens@hotmail.com

Atelier 7. Vendredi, 14h-16h, salle 111. Psychanalyse et matérialisme : perspectives éthiques et politiques

Modérateur : Bernard DORAY

HUBERT Hervé,  hubertherve75@yahoo.com, Chercheur, psychiatre, psychanalyste et chef de service du CPMS-Paris

De l’apport à l’aporie dans l’abord de la psychanalyse, perspectives actuelles.
Un retour à la critique de Politzer dans une perspective actuelle

DORAY Bernard, doray.delagarza@wanadoo.fr, Psychanalyste, anthropologue, chercheur

La butée du concret dans le travail de la resymbolisation : approche théorique et pratique

Présentation des concepts de la resymbolisation dans le travail de la culture et le travail clinique à travers des cas de situation (avec vidéo), proximité avec le matérialisme marxien

 DORAY Conception, doray.delagarza@wanadoo.fr, Psychanalyste, anthropologue chercheuse

 Deux situations de resymbolisation actives

Présentation (avec vidéo) de deux situations fortes, l’une dans l’intervention contre une situation de violence politique, l’autre dans le dépassement du travail de soin dans le service publique de la psychiatrie.

Atelier 8. Vendredi 24 septembre, 16h-18h,salle 210.  Marxisme et européo-centrisme

PRADELLA Lucia , luciapradella@hotmail.com philosophie, doctorante, Université de Naples

Marx and globalisation

LINDNER Kolja, kolja.lindner@cmb.hu-berlin.de, sciences politiques, doctorant, Centre Marc Bloch Berlin

L'eurocentrisme de Marx

En partant d’un concept d’eurocentrisme à quatre dimension, développé à l’aide des études postcoloniales et de l’histoire globale, je me propose de suivre l’analyse des sociétés extra-européennes par Marx à travers tout son œuvre. Les articles sur l’Inde de 1853 se révèlent eurocentriques à tous égards. Ils se basent entre outre sur le récit de voyage de François Bernier que j’analyse de près. Tandis que les écrits sur la révolte en Inde de 1857-59 témoignent encore de l’eurocentrisme, des premières différenciations se font entendre dans les textes consacrés au colonialisme anglais en Irlande. La critique de l’économie politique par contre fait abondamment preuve d’orientalismes. Dans l’œuvre du dernier Marx se profile en revanche une rupture avec l’eurocentrisme, notamment dans les extraits depuis 1879 et la discussion avec les révolutionnaires russes. Ce développement de la pensée de Marx montre que sa condamnation dans les études postcoloniales est précipitée et négligente. En même temps, le débat sur Marx devrait apprendre des études postcoloniales pour penser le capitalisme global, le progrès historique et le développement contingent.

GANDLER Stefan, stefan.gandler@gmail.com, philosophe, professeur, Universidad Autónoma de Querétaro (México)

Réflexions sur une théorie critique non eurocentrique

Atelier 9. Samedi 25 septembre, 9h30-11h30,  salle 210. Autour de Gerry Cohen (1941-2009)

TARRIT Fabien, fabien.tarrit@univ-reims.fr, économie, maître de conférences, Université de Reims

 Gerald A. Cohen (1941-2009) : Une existence à la recherche de radicalité intellectuelle

PICAVET Emmanuel, emmanuel.picavet@univ-fcomte.fr, philosophie pratique et contemporaine, professeur, Université de Franche-Comté

Remarques sur la critique de Rawls par Cohen : le problème des incitants

DUMITRU Speranta, speranta.dumitru@free.fr, Science politiques, maître de conférences, Université Paris Descartes

Peut-on éviter de dire n'importe quoi? Sur l'ambition philosophique du marxisme analytique

Atelier 10. Samedi 25 septembre, 11h -13h30, salle 210. Séminaire Marx au XXIème siècle 

Responsable : Isabelle Garo, igaro@club-internet.fr professeur de philosophie en classes préparatoires, membre de l'équipe organisatrice du séminaire "Marx au 21e siècle" et de la revue Contretemps

 DUCANGE Jean-Numa, jean-numa.ducange@univ-rouen.fr historien, maître de conférences (Université de Rouen), membre de l'équipe organisatrice du séminaire "Marx au 21e siècle"

Éditer Marx et les marxistes en France : aperçu sur une histoire éditoriale singulière (1945-1989)

Cette communication se propose de revenir sur plusieurs décennies d’édition de Marx, Engels et de quelques autres se situant dans leur tradition d’analyse pour comprendre comment les lectures de leurs oeuvres ont été étroitement dépendantes de leurs conditions d’édition. Nous entendons par là aborder les problèmes posés par la grande diversité des maisons d’éditions et leur “concurrence” pour publier ces textes, notamment le cas des éditeurs qui se réclamaient des marxismes.

 GARO Isabelle, igaro@club-internet.fr professeur de philosophie en classes préparatoires, membre de l'équipe organisatrice du séminaire "Marx au 21e siècle" et de la revue Contretemps

L'idéologie aujourd'hui

L'idéologie est un terme si galvaudé qu'on a cessé de le considérer comme un concept. Pourtant, en dépit de sa polysémie, il sert le plus souvent à dénoncer une intervention de nature à la fois théorique et politique dans une conjoncture donnée. C'est sous cet angle qu'on abordera la question de l'idéologie aujourd'hui en la reliant à l'approche proposée par Marx. Cette approche, loin de conclure à la détermination unilatérale de la pensée par sa base économique et sociale, conduit en réalité Marx à une enquête complexe et à des refontes successives, qui traversent l'ensemble de son oeuvre. Dès lors, l'actualité d'une telle conception tient à son refus d'affirmer la toute-puissance des idées et des représentations autant qu'à la prise en compte de leurs effets réels, dans le cadre d'une approche politique des luttes d'idées.