Congrès Marx International VI
du 22  au 25 septembre 2010
CRISES, REVOLTES, UTOPIES

SECTION PHILOSOPHIE

Coordinateur : Franck Fischbach

fischbach.franck@numericable.fr              

Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, bâtiment L, salles R 15, 211 et Théâtre


MOUVEMENT SOCIAL DU 23 SEPTEMBRE 2010 : DECLARATION

Thursday, September 23 will be a day of strikes and demonstrations in France


Liste de tous les intervenants
Liste de tous les intervenants de la section Philosophie

Atelier 1. Jeudi 23 Septembre, 10 h-12h, salle R 15. Explorations utopiques. Organisé par la Revue Variations
Plénière Philosophie.
Vidéo : http://www.canalc2.tv/video.asp?idvideo=9971 Jeudi 23 septembre 2010, 14h-16h, Théâtre. Table ronde sur la "philosophie sociale"
Atelier 2. Jeudi 23 septembre, 14h-16h,
salle R 15. Autour de Henri Lefebvre
Atelier 3. Jeudi 23 septembre,  16h-18h,
salle R 15
Atelier 4. Vendredi 24 septembre,  9h-11h,
salle R 15.  Colloque philosophique franco-chinois. (Fudan-SOPHIAPOL)
Atelier 5.Vendredi 24 septembre, 9h-11h, salle 211. L’exploitation : Surexploitation, invisibilité… Femmes ouvrières, Sans-papiers, salariés précaires… Organisé par la Revue ContreTemps
Atelier 6. Vendredi 24 septembre, 11h-13h,
salle R 15. Colloque philosophique franco-chinois. (Fudan-SOPHIAPOL) (suite)
Atelier 7. Vendredi 24 septembre,  11h-13h,
salle 211. La démocratie : Démocratie, citoyenneté, émancipation… Organisé par la Revue ContreTemps (suite)
Atelier 8. Vendredi 24 septembre 14h-16,
salle R 15. Colloque philosophique franco-chinois. (Fudan-SOPHIAPOL)
Atelier 9. Vendredi 24 septembre,  14h-16h,
salle 211. Luttes et révoltes étudiantes. Organisé par GRM (1)
Atelier 10. Vendredi 24 septembre, 16h-18h,
salle R 15. Derrida, Negri, Zizek
Atelier 11. Vendredi 16h-18h,
salle 211. L'autogestion, entre pratique d'émancipation et subjectivation révolutionnaire. Organisé par GRM/CPDR(2)
Atelier 12. Samedi 25 septembre, 9h30-11h30, salle R 15. Doctorants
Atelier 13. Samedi 25 septembre, 9h30-11h30,
salle 211. Atelier Spinoza/Negri, Organisé par VMT (Vlaams Marxistisch Tijdschrift)
Atelier 14. Samedi 25 septembre, 11h30-13h30,
salle R 15. Doctorants (suite)
Atelier 15. Samedi 25 septembre, 11h30-13h30,
salle 211. Revue Dissidences et GRM (3)


Toute pensée philosophique de type critique se présente essentiellement comme une pensée de la crise. La philosophie n’est donc pas seulement une réflexion sur les crises (crise sociale, crise économique, crise politique), mais d’abord une pensée de la crise en tant que telle, c’est-à-dire une pensée de la modernité comme époque de la crise ou époque en crise, et donc aussi comme époque ou âge de la critique. La modernité est ainsi l’époque qui met la pensée philosophique en crise et, par là, qui engage nécessairement une critique de la philosophie, mais, réciproquement, la philosophie n’y a de cesse de tenter aussi de déterminer et de diagnostiquer ce qui met l’époque en crise, ce qui fait de la modernité à la fois l’époque de la crise et l’âge de la critique. Par là, la philosophie en vient aussi à devoir réfléchir à sa propre articulation avec les mouvements et les agents sociaux qui, par leur pratique politique et militante, portent une critique en acte de la formation sociale moderne, c’est-à-dire capitaliste. De sorte que, comme disait Horkheimer, la philosophie vient « à la rencontre du désir de donner un sens nouveau à la vie entravée » – ce qui, de la part de la philosophie, convoque à la fois une réflexion sur l’horizon normatif en fonction duquel peut s’effectuer la critique des dispositifs sociaux qui entravent la vie et une anticipation utopique de ce que pourraient être des formes de vie humaine non entravées, c’est-à-dire accomplies.

Franck Fischbach

Atelier 1. Jeudi 23 Septembre, 10 h-12H, salle R 15. Explorations utopiques. Organisé par la Revue Variations

Responsables de la publication Lucia Sagradini, Alexander Neumann

NEUMANN Alexander, neumann@iso-institut.de Docteur, philosophie, chargé de recherche, Institut für Sozialforschung Sarrebruck , Modération et propos introductif

Conscience de classe – conscience de casse – utopie

Que vient après la chute du mur, le discrédit du communisme bureaucratique et l’effondrement du dispositif global du néolibéralisme ? Rien qui soit donné par avance, une chose utopique que l’atelier explorera. J’invite le public intéressé à consulter gratuitement mon ouvrage Conscience de casse qui se situe en arrière-fond de ce débat (w.theoriecritique.com).
Les interventions de l’atelier explorent deux utopies distinctes, l’une imaginant une déconstruction de la domination globale par le haut, l’autre souhaitant sa dissolution par le bas, par le local. Une large part reviendra au débat.

 

BIERBAUM Heinz , Heinz.bierbaum@info-institut.de Professeur., Directeur INFO-Institut Sarrebruck

Un programme de transition vers une autre société. Die Linke en débat

L’intervenant est à la fois économiste, responsable politique de premier plan de Die Linke et l’un des animateurs du débat programmatique de ce mouvement, actuellement en gestation. Il fera le point sur l’écriture programmatique, ses aspects controversés et prendra position en son nom propre.

SAGRADINI Lucia, luxyazul@gmail.com, Docteur,  philosophie, Chercheure, UQAM Montreal

L’utopie du non-identique

Les normes sociales, étatiques et fétichistes sont en crise, partout dans le monde. Ce qui résiste à la norme, à l’identification aux pouvoirs existants, est le non-identique, véritable utopie en acte. Le concept est issu de la dialectique négative d’Adorno, il stimule des considérations contemporaines sur la vie mutilée et la manière d’en sortir.

GAVA Jean Francois, gava@no-log.org Docteur,  philosophie, CREALA Bruxelles

Le communisme topique

La contribution cherchera moins à disqualifier l'utopie qu’à valoriser la nécessaire ancrage local de la civilisation de rechange. Le lieu est l'élément du squelette spatial de tout monde habitable, lieu de lieux, pour ainsi dire. Le caractère mutilé des échanges directs à distance, aussi permanents soient-ils, et l'insupportable volatilité des liens directs de présence pleine, véritable supplice de Tantale pour les communistes modernes, appellent de manière aiguë à la fois l'élection de lieux nouveaux et l'élargissement des possibilités de vie au sein des lieux existants. Inscrire le commun dans le sol de la terre (urbaine ou non, si tant est que la distinction demeure pertinente, à l'âge de la double disparition, dans leur fusion même, de ville et campagne) c'est-à-dire former des mondes autrement que sous la forme de signes circulants, tel nous semble être l'enjeu immédiat.

POIRIER Nicolas, Docteur, Sophiapol

Retour sur la notion d’expérience prolétarienne : Claude Lefort à Socialisme ou Barbarie

Cette intervention, qui confrontera notamment Lefort, E.-P. Thompson et Castoriadis, pourrait contribuer à dessiner les contours d’une politique contemporaine de l’émancipation fondée sur une dynamique de la création.
L’intervention entend revenir sur la contribution de Claude Lefort au travail de réflexion critique développé par la revue Socialisme ou Barbarie au cours des années 1950. Nous chercherons à faire ressortir ce qui semble constituer la matrice des premiers textes que Lefort publie dans Socialisme ou Barbarie – la notion d’expérience prolétarienne –, qui est ce processus dynamique par lequel la classe ouvrière se constitue comme sujet historique, porteur d’un projet d’émancipation sociale dans le cadre d’une praxis conservant son autonomie par rapport à la théorie. C’est en fonction de cette créativité constitutive de l’expérience prolétarienne, qui reprend à son compte l’organisation de la production et se l’approprie par ses initiatives, qu’on peut concevoir la possibilité d’un bouleversement révolutionnaire dont le prolétariat constitue le sujet moteur.

Discussions, pot amical.

 Plénière Philosophie, jeudi 23 septembre 2010, 14h-16h, Théâtre. Table ronde sur la "philosophie sociale"

Vidéo : http://www.canalc2.tv/video.asp?idvideo=9971
(Si vous rencontrez des problèmes pour visionner, pensez à mettre à jour Flash Player)

 BIDET Jacques, J.bidet@wanadoo.fr, professeur émérite à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense

Comment Marx invente la biopolitique: la “valeur-travail”, l’âge de la retraite et celle de la mort

Vidéo : http://www.canalc2.tv/video.asp?idvideo=9972

En discutant le Manifeste pour une philosophie sociale, Franck Fischbach, je me propose donc d’éclaircir les trois points suivants:
1/ Comment et pourquoi Marx aborde la construction de la théorie de la société moderne capitaliste à partir des concepts de la philosophie politique contractualiste, et non à partir de la personne exploitée et de son expérience de l’injustice.
2/ Comment il investit ces concepts classiques dans une biopolitique: la théorie de la valeur-travail se reliant à un concept de “journée de travail” et de “vie de travail” comptée en années travaillées – et c’est dans ce contexte qu’elle prend un sens “social” défini.
3/ Pourquoi Marx ne pouvait parvenir qu’à une telle théorie, biopolitique, ni dans les Mss de 44, ni dans les Grundrisse, mais seulement dans Le Capital: quand il est en mesure de concevoir la part de dialectique que requiert son spinozisme, s’agissant de ces choses qui sont et ne sont pas: les “choses sociales”.

 FISCHBACH Franck, fischbach.franck@numericable.fr, professeur à l'Université de Nice

Vidéo : http://www.canalc2.tv/video.asp?idvideo=9971

 HABER Stéphane, shaber@wanadoo.fr, professeur à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense

Vidéo : http://www.canalc2.tv/video.asp?idvideo=9973

 RENAULT Emmanuel, emmanuel.renault@wanadoo.fr Maître de Conférences à l'Ecole Normale Supérieure( Lettres et Sciences humaines)

Vidéo : http://www.canalc2.tv/video.asp?idvideo=9974

Atelier 2. Jeudi 23 septembre 2010,  14h-16h, salle R 15. Autour de Henri Lefebvre

 Animé par LE THIERRY Hugues, h.lethierry@voila.fr, philosophie, formateur IUFM Lyon et La Somme et le Reste

Autour de Henri Lefebvre

Atelier 3. Jeudi 23 septembre, 16h-18h , salle R 15.

CANDIOTI Miguel, miguel.candioti@upf.edu philosophie, Chercheur, Universitat Pompeu Fabra, Barcelona

On Marx’s Definition of Praxis as Human Sensuous Activity

In the brief notes later known as Theses on Feuerbach (1845), Marx wrote down some important ideas, most of which he would begin to develop during the same year in The German Ideology. Unfortunately, these two works were not made public at the same time, because when Engels decided to publish the Theses, in 1888, he unfortunately ruled out the edition of The German Ideology. Thus, the reading of the succinct and sometimes equivocal Theses without the possibility of comparing them to that other important text written in the same year and with the same spirit (specially its first part, entitled “Feuerbach: Opposition of the Materialist and Idealist Outlooks”), caused some serious misunderstandings. One of them refers to Marx's definition of praxis as “human sensuous activity” (“sinnlich menschliche Tätigkeit”). Many authors, above all those who could not read The German Ideology, interpreted that expression wrongly, as if it meant that Marx's philosophical point of view was a sensualist subjectivism, which stands against any type of materialism. This article aims to contribute to the clarification of this matter, and also to show the pros and cons of this misunderstanding of that unfortunate formula Marx sometimes used to characterize praxis.

AMORIM Henrique, henriqueamorim@hotmail.com, philosophie, chercheur, Université Fédérale, Sao Paolo,

 Les classes sociales dans le débat contemporain

MARTINEZ DELGADO Alberto, albertdelg@hotmail.com,

 Idéalisme et matérialisme. Jameson et le constructivisme dialectique

Atelier 4. Vendredi 24 septembre,  9h-11h, salle R 15.  Colloque philosophique franco-chinois. (Fudan-SOPHIAPOL)

CHEN Xue-ming, xuemchen@fudan.edu.cn,  philosophie, professeur, School of Philosophy Fudan University, Shanghai

On Research of "Western Marxism" in China

MALABOU Catherine, philosophe, MdC,. Université de Paris-Ouest

XINGFU Wang, xingfuw@fudan.edu.cn philosophie, professeur, School of Philosophy Fudan University, Shanghai

Socialism with Chinese Characteristics and Universal Value

Atelier 5. Vendredi 24 septembre, 9h-11h, salle 211. Quelle politique de l'opprimé en ce siècle ? L’exploitation : Surexploitation, invisibilité… Femmes ouvrières, Sans-papiers, salariés précaires… Organisé par la Revue ContreTemps

Discutant : PFEFFERKORN Roland, Professeur de Sociologie, Université de Strasbourg

"Invisibilité de l'exploitation, invisibilité des sur-exploités"
Trois études de terrain réalisées sur les secteurs les plus exploités (les ouvrières, par Fanny Gallot ; les agents de nettoyage des avions, par Louis-Marie Barnier ; les travailleurs sans-papiers, par Raymond Chauveau) mettent en évidence une même invisibilité. Les grèves et mouvements sociaux qui les accompagnent ont pour première tache de rendre visible cette exploitation, tant l'organisation du travail et les discours dominants les occultent. Mais cette invisibilité ne renvoie-t-elle pas à la nécessité de cacher le rapport d'exploitation, et donc ceux dont la situation la révèleraient de façon manifeste ?

BARNIER Louis-Marie, sociologue, membre associé du laboratoire CNRS CRESPPA-GTM.

CHAUVEAU Raymond Chauveau, syndicaliste

GALLOT Fanny, ATER à l'université de Lyon-2.

Atelier 6. Vendredi 24 septembre, 11h-13h, salle R 15. Colloque philosophique franco-chinois. (Fudan-SOPHIAPOL) (suite)

ZHANG Shuangli, shuanglizhang@hotmail.com  philosophy, professeure, School of Philosophy Fudan University

Religion and Modernity On Their intertwinement in the Context of Chinese Modernization

CAPDEVILA Nestor, philosophie, mdc, Université de Paris-Ouest

Marx et Tocqueville

PRADELLA Lucia, luciapradella@hotmail.com, philosophie, doctorante, Université de Naples

The crisis and the current relevance of the Marxian law of the impoverishment of the working class

Dans l’un de ses plus célèbres Essays in Persuasion – «Economic Possibilities for our Grandchildren» – Keynes soutien, contre le pessimisme économique alors dominant, que la crise était seulement une phase transitoire qui serait suivie, dans les pays occidentaux, par une nouvelle période de prospérité et de réduction du temps de travail ; « en cent ans » les forces technologiques créées par le capitalisme devaient mener « l’humanité » (occidentale) à l’«ère du loisir et de l’abondance», vers une destination de «félicité économique». Cette communication montre que les tendances fondamentales du system concernant le temps de travail et les changements en matière d’organisation du travail qui ont eu lieu durant le XX siècle – en ne considérant que les pays occidentaux – réfutent clairement cette prophétie et confirment, au contraire, l’actualité de la loi de l’appauvrissement de la classe ouvrière exposée par Marx dans Le Capital. En outre, la validité de cette loi doit être appréhendée (sous tous ses aspects) à l’échelle mondiale, dans la mesure où Marx a dépassé une perspective nationale en considérant le champ d'accumulation du capital Britannique comme un système global complètement mondialisé, incluant donc sa périphérie. La présente communication considère que la crise économique actuelle ne va pas inverser la tendance de rallongement et d’intensification de la journée de travail qui a eu lieu depuis de le milieu des années 70. Si le capitalisme néolibéral a augmenté l’exploitation de la classe ouvrière à l’échelle mondiale et a globalisé la pauvreté et la guerre, en créant ainsi les conditions de la crise contemporaine, les tentatives actuelles pour la surmonter procèdent exactement de la même façon : avec la réorganisation et l’augmentation de l’exploitation de la classe ouvrière, renforçant le cercle vicieux de la surexploitation et du sous emploi / chômage exposé par Marx. En même temps, ces processus montrent avec plus d’évidence que les alternatives ne peuvent pas avoir lieu au niveau institutionnel et national, mais doivent être mondiales et systémiques.

 Atelier 7. Vendredi 24 septembre,  11h-13h, salle 211. Quelle politique de l'opprimé en ce siècle ? La démocratie : Démocratie, citoyenneté, émancipation… Organisé par la Revue ContreTemps (suite)

Quelle politique de l'opprimé en ce temps ?
Dans la phase actuelle de mondialisation, la mise en cause de l’Etat-nation génère une crise structurelle des éléments qui ont façonné la modernité autour des catégories de territoire, de souveraineté, de pouvoir politique, autour desquelles le mouvement ouvrier et les mouvements sociaux avaient construit leur problématique d’émancipation. Dans cette situation on ne saurait se contenter de prôner, face à leurs versions néolibérales - de gouvernance, réseaux, cosmopolitisme…-, l’avènement des nouveaux paradigmes de la postmodernité. Il convient au contraire de réaffirmer l’actualité d’une perspective de démocratie radicale, fondée sur l’égalité citoyenne et la souveraineté populaire.

Discutant : SITEL Francis, co-directeur de la revue ContreTemps.

ARTOUS Antoine, auteur de Démocratie, citoyenneté, émancipation.

Réseaux, gouvernance et souveraineté populaire 

En lien avec la phase actuelle  la phase actuelle de mondialisation, la crise politique des territoires – et plus particulièrement de l’Etat-nation – génère une crise structurelle des éléments qui ont façonné la modernité autour des catégories de territoire, de souveraineté et de pouvoir politique et autour desquelles le mouvement ouvrier et les mouvements sociaux avaient construit leur problématique d’émancipation. On ne peut se contenter de s’en réjouir pour prôner l’avènement de nouveaux paradigmes de ce qui serait la postmodernité, pour une en donner une version radicale, face aux versions néolibérales : gouvernance, réseaux, cosmopolitisme…Il faut au contraire réaffirmer l’actualité toujours présente d’une perspective de démocratie radicale, fondée sur l’égalité citoyenneté et la souveraineté populaire. Et discuter de ses inscriptions territoriales et institutionnelles.

MALER Henri, maître de conférences en philosophie à Paris VIII.

 LÖWY Michaël, directeur de recherche au CNRS.

Atelier 8. Vendredi 24 septembre 14h-16, salle R 15. Colloque philosophique franco-chinois. (Fudan-SOPHIAPOL)

LIN Hui, huilin@fudan.edu.cn professeur, philosophie, School of Philosophy Fudan University, Shanghai

Anxiety in the Growth: From the viewpoint of Contemporary Social Structure in China

LU Shaochen, lushaochen@fudan.edu.cn philosophie, professeur, Center for Contemporary Marxism Abroad of Fudan University

Reflection on Sinification of Marxism in the New Period

VIOULAC  Jean

Atelier 9. Vendredi 24 septembre,  14h-16h, salle 211. Penser (dans) la crise : la question de l'analyse "sous conjoncture" dans le marxisme. Organisé par GRM (1)

Groupe de Recherches Matérialistes (ERRAPHIS Toulouse-Le Mirail/CIEPFC ENS Paris)
Intervention collective : "Analyser la conjoncture : questions de méthode et problèmes théorico-pratiques

BONI Livio, livio.boni@laposte.net,  théorie de l'art et psychanalyse, histoire du gramscisme au XXe siècle, Chercheur GRM, Chargé d'enseignement à l'Université Paris 7

Gramsci, des soviets aux conseils : un cas d'analyse de 'transfert de conjoncture

MARCOLINI Patrick,  Philosophie politique contemporaine, histoire des avant-gardes esthétiques,  Chercheur GRM/ERAPHIS-Toulouse Le Mirail

Espagne 36-37, guerre ou révolution : comment penser la conjoncture ?

 SIBERTIN-BLANC Guillaume, sibergui@wanadoo.fr,  philosophie politique contemporaine, Chercheur GM/ERRAPHIS, MCF Toulouse-Le Mirail

Le problème des pratiques théoriques 'sous conjoncture' chez Althusser

Atelier 10. Vendredi 24 septembre, 16h-18h, salle R 15. Derrida, Negri, Zizek

VIPARELLI Irene, irene.viparelli@ens-lsh.fr , philosophie, chercheure, ENS Lettres et Sc. Humaines

Zizek et Negri : retour à l’utopie dans la postmodernité ?

WEI Xiaoping, weixiaoping@hotmail.com, philosophie, professeure, Institut de philosophie, Académie de Sciences Sociales, Pékin

 The collision of Derrida’s deconstructionism with China’s Marxism

VIEIRA Antonio Rufino, arufino@gmail.com. , Philosophie, professeur, Brésil

Marxisme : utopie et libération

Atelier 11. Vendredi 16h-18h, salle 211. Luttes et révoltes étudiantes. Organisé par GRM/CPDR(2) 

BAZZAN Marco, bazzan_marco@yahoo.com.ar,  philosophie politique et philosophie allemande XIXe-XXe siècle,  Chercheur GRM/ERAPHIS-Toulouse Le Mirail

Emergence des espaces publics oppositionnels et 'mentalité guérilla' dans le mouvement étudiant allemand des années soixante

CAVAZZINI Andrea, cavazz.a@tin.it, Philosophie politique contemporaine, histoire du matérialisme historique, Chercheur GRM/ERAPHIS-Toulouse Le Mirail

Luttes étudiantes, politisation du savoir et transformation de la politique dans la Séquence rouge italienne

 CARLINO Fabrizio(doctorant Università del Salento-Paris IV Sorbonne)

Subjectivations politiques "hors la loi". Sous-prolétariat et marginaux de Lotta continua aux NAP

MARCOLINI Patrick,  Philosophie politique contemporaine, histoire des avant-gardes esthétiques, Chercheur GRM/ERAPHIS-Toulouse Le Mirail

Années 1960 : Le nouage esthético-politique aux origines de la révolte des étudiants allemands

Atelier 12. Samedi 25 septembre, 9h30-11h30, salle R 15. Doctorants, Paris Ouest La Défense

VIOULAC Jean

Présentation de L'époque de la technique. Marx, Heidegger et l'accomplissement de la métaphysique, Paris, Puf, coll."Epiméthée", 2009

BARISAUX Thomas, thomhagen@hotmail.com, philosophe, chercheur à Paris-Ouest Nanterre La Défense

Discussion du livre de Jean Vioulac : L'époque de la technique. Marx, Heidegger et l'accomplissement de la métaphysique, Paris, Puf, coll."Epiméthée", 2009

MONFERRAND Frédéric, frederic-monferrand@hotmail.fr, philosophe, chercheur à Paris-Ouest Nanterre La Défense

Discussion du livre de Jean Vioulac : L'époque de la technique. Marx, Heidegger et l'accomplissement de la métaphysique, Paris, Puf, coll."Epiméthée", 2009

RODRIGUÈS VIEIRA Zaira, zairav@yahoo.com

La centralité des rapports d’échange dans le premier chapitre des Grundrisse et les imprécisions qui en découlent au sujet de la conceptualisation du temps de travail socialement nécessaire dans ces manuscrits

A partir d’une étude du livre premier du Capital et des Grundrisse, il s’agira de montrer quelques imprécisions de l’analyse de Marx dans le premier chapitre des Grundrisse dues au fait que cette analyse part des rapports d’échange simple des marchandises. Marx procède dans ce chapitre à une investigation autour de la valeur d’échange comme détermination du capital, avant de développer pourtant le concept de production et donc avant de trouver des déterminations essentielles au concept de capital, telles que la « force de travail », etc. La valeur présuppose, ainsi, un fondement substantiel ou qualitatif commun aux marchandises, ce que Marx montre pourtant comme une transformation qualitative qui apparaît dans le plan des rapports d’échange qu’il est en train d’analyser.

OUBENAL Mohamed, doctorant à l'Université Paris-Dauphine, laboratoire IRISSO

L’engagement politique : être en commun et égalité en devenir

Atelier 13. Samedi 25 septembre, 9h30-11h30, salle 211. Atelier Spinoza/Negri, Organisé par VMT (Vlaams Marxistisch Tijdschrift)

Van REYEN Miriam, mt.vanreijen@avans.nl, philosopher and sociologist, Academy for Social Studies of Avans University, Breda, The Netherlands

Karl Marx, anomalous reader of Spinoza.

In 1841 a young German graduate in philosophy in Berlin, Karl Marx, wrote 170 fragments out of Spinoza’s Theological-political Treatise in three notebooks. He made a selection and arranged them in a different order and context then in the TTP. He constructed a new text with another thread of his own. Marx isn’t hardly interested in Spinoza’s detailed exegesis, and leaves out systematically Spinoza’s references to the usefulness of religion based upon revelation. Moreover Marx gives an outline of the true democratic state, with the help of other selected fragments out of Spinoza’s TTP. Do these two collages fit together with Spinoza’s political philosophy?

LAVAERT Sonja, sonja.lavaert@vub.ac.be, philosophe et italianiste, Vrije Universiteit Brussel & Erasmushogeschool Brussel

Negri et le paradigme de Spinoza

Le point de départ de cette intervention est une des plus récentes publications de Negri, Trilogie de la différence, écrite dans la tradition du théâtre épique communiste. Quoique cette forme théâtrale soit un changement, elle exprime aussi une continuité que nous reconnaissons depuis la publication en 1979 d’Anomalie sauvage jusqu’à Commonwealth publié en 2009 : c’est la continuité du communisme et du paradigme spinozien. L’idée de démocratie dans l’œuvre de Spinoza est construite sur la distinction entre 2 perspectives opposées, sur le concept de la multitude et sa puissance. Nous reconnaissons le paradigme dans la forme appliquée par Negri: les mots utilisés, la méthode d’exposition, les caractéristiques stratégiques, les renversements, et également dans le contenu qui dans sa philosophie matérialiste et immanente est indiscernable de la forme.

MOMMEN André, ahmommen01@hetnet.nl, Editor of Flemish Marxist Review, political scientist interested in political philosophy of the 20th century.

How a Leading Dutch Spinozist became a Nazi : Some Notes on Dr. Johan Herman Carp (1893-1979)

In the 1920s and 1930s, the Dutch political philosopher and higher civil servant J. H. Carp was a leading Spinozist. He would become a leading Nazi during the Second World War. In Carps opinion, a united community was necessary in order to support an emerging Leader taking over political power in harmony with the existing power structure, in this case represented by the Dutch Monarchy. How can we explain this phenomenon?

Atelier 14. Samedi 25 septembre, 11h30-13h30, salle R 15. Doctorants, Paris Ouest Nanterre La Défense(suite)

CHANSON Vincent, chanson.vince@yahoo.fr

Utopie et Raison : la dialectique théorie/pratique chez T.W. Adorno

CHAPPÉ Raphaël, raphael.chappe@free.fr, philosophie, doctorant/enseignant

Nature et nature de l'homme, de Feuerbach au jeune Marx

SARR Ousmane, ousman.sarr@gmail.com

La critique marxienne de l'idéologie

Atelier 15. Samedi 25 septembre, 11h30-13h30, salle 211. Maoïstes et prochinois en France. Réflexions croisées. Organisé par la Revue Dissidences et le GRM (3)

Modérateurs : BAZZAN Marco (GRM) et GAUDICHAUD Franck  (Dissidences)

ANDERSSON Nils, andenils@noos.fr, géopolitique, éditeur militant

Dynamique et/ou limites de la rupture avec le « révisionnisme moderne

Dès sa phase initiale, la rupture organisationnelle d’avec les « partis révisionnistes » fut un processus de caractère mondial suivant un cours particulier sur chaque continent et dans chaque pays. Il y eut cependant des facteurs communs, ainsi la rupture s’inscrit dans le cours de la décolonisation. Cela se constate en France où la direction du PCF défend la thèse de l’Algérie « nation en formation » qui lie l’accession à l’indépendance des Algériens à la victoire de la classe ouvrière dans la Métropole, ou, au niveau international, la théorie khrouchtchévienne de la coexistence pacifique qui entrave les luttes de libération (y compris celle du FNL vietnamien) dans ce quelles représentent « une menace pour la paix ».
Le rapport au passé s’explique d’une part par la réédition de textes « oubliés » du mouvement communiste des années 20 et 30 qui soulignent le retrait révolutionnaire des partis communistes (discours idéologique accompagnant les « 30 glorieuses, priorité des intérêts du premier état socialiste interférant dans les revendications nationales et populaires…) et par l’abandon, dans le mouvement communiste, d’une pratique internationaliste (guerre du Rif, brigades internationales…). S’il y a une part de « tradition inventée », on ne peut ignorer qu’un vécu militant des années 1920 à 1940, nullement inventé et encore présent, fait référence. Tout mouvement révolutionnaire doit connaître son passé pour en tirer les enseignements et analyser les situations nouvelles auxquelles il est confronté. Il n’y a donc rien de paradoxal dans le fait d’être à la fois « nouveau et fidèle aux traditions », mais il convient de s‘interroger sur la capacité qu’ont eue ou n’ont pas eue les nouveaux partis à conduire cette double réflexion en pensant par eux-mêmes et sans dogmatisme.

 BEUVAIN Christian, christian.beuvain@orange.fr, Chargé de cours université de Bourgogne. Associé au projet de recherches sur le fonds P.Kessel université de Bourgogne

Quel rapport au passé du PCF les marxiste-léninistes construisent-ils ? Et de quelle façon ? Il y a clairement rupture avec ce Parti post-krouchtchevien catalogué comme "révisionniste", mais il existe une continuité avec un autre PCF. L'utilisation récurrente d'un large éventail de matériaux anciens (la tactique classe contre classe, la manifestation contre Ridgway par exemple pour le PCMLF, la Résistance pour la GP),ou de personnages de références, héroïsés ou de martyrs (G. Monmousseau, Sémard, Péri, G. Mocquet, Manouchian) ne ressort-elle pas d'une "tradition inventée" au sens de Hobsbawm ? N'y a-t-il pas, de la part des organisations m-l, déconstruction et reconstruction d'images, de traditions sélectionnées et remises au clair en tenant compte d'un nouveau rapport de force, afin de se présenter comme une alternative crédible au PCF ? N'est-ce pas paradoxal d'être à la fois nouveau et fidèle aux traditions ?

CAVAZZINI Andrea, cavazz.a@tin.it,  Philosophie politique contemporaine, histoire du matérialisme historique, chargé de cours à la Faculté Saint-Louis de Bruxelles. Chercheur GRM/ERRAPHIS-Toulouse Le Mirail.

Savoir et subjectivation dans le discours maoiste (chinois et français)

 La séquence maoïste représente un chapitre décisif dans l’histoire du mouvement communiste au XX siècle. Les mots d’ordre et les inventions pratiques maoïstes ont inspiré l’espoir d’une « voie au socialisme » alternative à celle qui s’était affirmée en URSS, une voie fondée sur une participation directe des masses à la transformation des rapports sociaux et sur la critique permanente des tendances à reconstituer des inégalités de classe au sein des institutions post-révolutionnaires. Dans les pays du capitalisme avancé de l’après-guerre, le discours maoïste a croisé les trajets du grand cycle des révoltes étudiantes et ouvrières des années 60-70, devenant capable de fournir une grammaire théorique et pratique à une politisation massive dont les enjeux portaient sur la critique des pratiques politiques traditionnelles des partis et des syndicats, et sur la création de nouvelles formes d’intervention. La pratique de l’établissement n’est que la plus célèbre parmi ces formes dont la jonction entre jeunesse étudiante et classe ouvrière constituait un enjeu décisif.
Après la restauration politique et idéologique des années 1980, l’histoire réelle du maoïsme tant chinois qu’occidental n’a eu de cesse de faire l’objet d’une lecture caricaturale rendant difficile d’en saisir la signification, et bien entendu la crise et les impasses catastrophiques, par-delà les fantasmes de l’« aveuglement idéologique » et du Mal totalitaire. Ces dernières années, cependant, on a pu constater la présence de symptômes déclarant une exigence profonde de revenir sur cette histoire refoulée, et, par conséquent, sur toute la « séquence rouge » des années 60-70. On s'attachera ici a en restituer certains motifs. En repartant de certains textes, discours et pratiques, que l’oubli a recouvert après la fin de la séquence rouge, et en replaçant les énoncés s’inspirant du maoïsme dans la conjoncture qui a assisté à leur émergence, on reviendra en particulier l'irruption explicite, dont la Révolution Culturelle marque l'acmé et la crise, de la problématique du sujet et de l’interpellation idéologique comme champs à part entière d’intervention politique. Nous appuyant sur la lecture de textes de militants maoïstes français d’origine étudiante cherchant à créer des noyaux d’activistes dans les usines, nous interrogerons la tentative qu'ils révèlent de construire des opérateurs de subjectivation capables d’assurer la convergence étudiants-ouvriers par-delà les inégalités de classe vis-à-vis du « savoir », et, en dernière instance, par-delà toute division du travail

CHATEIGNER  Frédéric, frederic.chateigner@misha.fr, sociologie politique, Doctorant, IEP de Strasbourg

Les Cahiers marxistes-léninistes : enjeux d'une lecture

 Les Cahiers marxistes léninistes, revue créée dans le cadre de l'UEC par des normaliens élèves d'Althusser, a accompagné la conversion de nombre d'entre eux au militantisme pro-chinois au sein de l'UJC(ml). On retracera les principales étapes de cette évolution, en s'attachant notamment aux manières de décoder, quatre décennies plus tard, une écriture dont le caractère abstrus est demeuré célèbre. On s'interrogera aussi sur la possibilité de jeter, à partir de l'analyse d'une revue pourtant emblématique du maoïsme intellectuel, des ponts vers une histoire du maoïsme "par le bas" (Rémi Guillot).