Capital contre nature

sous la direction de Jean-Marie Harribey et de Michael Löwy

Actes du congrès Marx International III, section écologie
Collection Actuel Marx Confrontation, PUF, 217 pages, 23 , février 2003

http://harribey.u-bordeaux4.fr/ 


Sommaire
Présentation
Auteurs

SOMMAIRE

 

Présentation : Jean-Marie Harribey et Michael Löwy : Marxisme et écologie : retour aux sources et rencontre

 

I. Les contradictions socio-écologiques du capitalisme

Chap. 1. Michael Löwy : Progrès destructif. Marx, Engels et l’écologie

Chap. 2. Ted Benton : Marxisme et limites naturelles : critique et reconstruction écologiques

Chap. 3. James O’Connor : La seconde contradiction du capitalisme : causes et conséquences

II. Ecologie et reproduction sociale

Chap. 4. François Chesnais et Claude Serfati : Les conditions physiques de la reproduction

4.1. Quelques fils conducteurs marxistes

4.2. Capitalisme rentier  et « épuisement de la terre et du travailleur »

4.3. Crise de la civilisation humaine ou crise du capital ?

4.4. Le sort des pays du « sud »  à l’ère de la mondialisation du capital

III. L’insoutenabilité du régime d’accumulation

Chap. 5. Jean-Marie Harribey : Le régime d’accumulation financière est insoutenable socialement et écologiquement

Chap. 6. Werner Raza : Le changement de l’articulation nature/ société dans le capitalisme  contemporain : débats théoriques et étude de cas sur l’exploitation de la diversité biologique

IV. Le capital, l’humanité et l’éco-socialisme

Chap. 7. Joël Kovel : Un socialisme pour les temps nouveaux

Chap. 8. Isabel Loureiro : Le marxisme écologique de Herbert Marcuse : il faut changer le sens du progrès

Chap. 9. Francisco Fernández Buey : En paix avec la nature : éthique, politique et écologie

Chap. 10. Willy Pelletier : Sociale « nature ». Représentations de l’écologie et usages sociaux des environnements

Chap. 11. Frieder Otto Wolf : Crise écologique et théorie marxiste. Pour une problématique renouvelée

Chap. 12. Pierre Rousset : Crise écologique, internationalisme et anticapitalisme  à l’heure de la mondialisation

PRESENTATION

Marxisme et écologie : retour aux sources et rencontre

On pourrait dire, en paraphrasant une célèbre phrase de Max Horkheimer, que celui qui ne veut pas parler du capitalisme doit se taire sur la défense de l’environnement. On ne peut pas comprendre la crise écologique qui se profile à l’horizon – et qui est en même temps une crise de civilisation – sans examiner les conséquences catastrophiques pour la nature de la logique prédatrice et destructrice du capital. De même, on ne peut envisager une alter­native radicale à l’accumulation infinie de marchandises qui est au cœur du « productivisme » capitaliste sans discuter du projet socialiste d’une nouvelle civilisation, fondée sur la valeur d’usage et non la valeur d’échange. Mais aussi, réciproquement, la pensée marxiste ne peut se situer à la hauteur des enjeux du XXIe siècle sans prendre au sérieux le défi écologique, ce qui ne va pas sans un retour critique sur certains concepts ou hypothèses.

Au moins trois séries de facteurs concourent à la prise en compte par le marxisme d’aujourd’hui de la problématique écologiste. Le premier est la dis­parition du modèle de production et d’accumulation érigé par le stalinisme dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’avait révolutionné ni les rapports sociaux d’exploitation ni les modes d’utilisation de la nature. Ainsi, se trouve levée avec cette disparition l’hypothèque que le « socialisme réel » faisait peser sur la réflexion marxiste. Le second facteur décisif est l’extension à l’échelle mondiale d’un régime d’accumulation financière dont l’impulsion fut donnée par la libéralisation complète de la circulation des capitaux qui donne à leurs détenteurs la possibilité de s’approprier la meilleure part de la richesse pro­duite, profitant du rapport de forces favorable face au salariat affaibli par le chômage et la précarisation des conditions de travail. Le capitalisme financier entend bien établir et consolider les bases d’une accumulation durable et forte en s’assurant des conditions optimales d’exploitation des ressources naturelles et des connaissances humaines. Cependant, et c’est le troisième facteur per­mettant le renouveau de la réflexion marxiste, les dégâts sociaux et écolo­giques du capitalisme contemporain ont favorisé la renaissance d’un mouvement international de luttes populaires refusant la pauvreté, les inégali­tés, le démantèlement des services publics et de la protection sociale, la dévas­tation des écosystèmes et l’appropriation privée du vivant et du savoir. Le refus de la marchandisation du monde – concept éminemment marxien – peut donc être considéré comme une prise de conscience extraordinaire de l’enjeu suivant : ou bien le capital réussit à parachever la révolution bourgeoise des rapports de propriété en faisant main basse sur toutes les conditions de la vie et à soumettre toutes les forces productives matérielles et immatérielles à l’exigence de la valorisation, ou bien les travailleurs et les citoyens du monde entier esquissent les contours d’un après-capitalisme [1].

Ces questions ont été au centre de l’atelier sur l’écologie du Congrès Marx International III qui a eu lieu à l’Université de Nanterre (Paris X) du 26 au 29 septembre 2001, et auquel ont participé des chercheurs et des universi­taires français, autrichiens, brésiliens et nord-américains. La plupart des textes rassemblés dans ce livre sont des communications présentées à cette occasion. Nous avons complété ce dossier avec quelques textes de collègues étrangers qui n’ont pas pu participer au Congrès mais ont envoyé leur contribution, ainsi qu’avec deux essais « classiques » sur les rapports du marxisme à l’écologie, parus dans un numéro ancien de la revue Actuel Marx. Il s’agit d’un ensemble riche par sa diversité, et dont la cohérence est donnée par une problématique commune à la plupart des auteurs : dans la mesure où la production capitaliste s’insère nécessairement dans un environnement matériel naturel, la question écologique est une question sociale, c’est-à-dire qu’elle doit s’intégrer à la transformation des rapports sociaux car les contradictions entre le capital et la nature sont au cœur de la crise des rapports sociaux capitalistes. Tel peut être l’apport du marxisme à une écologie critique.

 

Nous avons organisé cet ensemble en quatre groupes thématiques :

Les contradictions socio-écologiques du capitalisme

Michael Löwy commence par analyser de façon critique les principaux textes de Marx et Engels sur la question de l’environnement naturel, en repé­rant le thème de la « rupture du métabolisme » entre les sociétés humaines et la nature comme le plus prometteur du point de vue d’une écologie marxiste.

Appartiennent également à ce groupe les deux textes extraits du numéro 12 de la revue Actuel Marx, « L’écologie, ce matérialisme historique » (1992), qui sont devenus des références incontournables du débat marxiste sur l’écologie : celui de Ted Benton, qui considère l’absence d’une perception des limites naturelles chez Marx comme la principale faiblesse à dépasser pour une « reconstruction écologique » du marxisme ; et celui de James O’Connor, qui s’inspire à la fois de Marx et de Karl Polanyi pour analyser la seconde contradiction du capitalisme, celle entre les forces productives et les conditions de production (qui incluent l’environnement naturel).

L’écologie ou le champ des conditions physiques de la reproduction sociale

Proches dans leurs préoccupations du texte de Benton, mais avec une orientation assez différente, François Chesnais et Claude Serfati critiquent le concept d’« écologie » comme trop neutre, et plaident pour une critique renouvelée du capitalisme capable de lier de façon indissoluble la question de l’exploitation des dominés par les possédants et celle de la destruction de la nature et de la biosphère par le capital. Leur contribution s’articule autour de quatre préoccupations : retrouver quelques fils conducteurs marxistes, montrer le caractère prédateur à long terme du capitalisme, s’interroger sur la nature de la crise, particulièrement dans la phase de l’impérialisme de ce début de siècle.

L’insoutenabilité du régime d’accumulation

Dans cet ensemble il s’agit moins de revenir aux textes des fondateurs du

socialisme moderne que d’analyser le fonctionnement du système capitaliste aujourd’hui, dans ses rapports destructeurs à l’environnement, en utilisant les instruments conceptuels du matérialisme historique. Jean-Marie Harribey montre, par une formalisation simple du régime d’accumulation du capitalisme financier – fondé sur la « captation de la valeur » et l’appropriation par les actionnaires des gains de productivité – que ce régime est insoutenable, à la fois socialement et écologiquement. Werner Raza, quant à lui, tente d’intégrer la problématique de l’écologie dans une perspective régulationniste et s’intéresse à un aspect essentiel du capitalisme contemporain, l’industrie bio-technologique, qui veut s’approprier les espèces naturelles par le biais des ac­cords internationaux de patentes (TRIPS), avec une réelle menace pour la biodiversité.

Le capital, l’humanité et l’éco-socialisme

Ce groupe de textes est introduit par une courte note de Joel Kovel, qui dénonce « l’impérialisme pétrolier » responsable des guerres et conflits autour des événements du 11 Septembre 2001, et plaide pour un programme éco-socialiste de restructuration radicale du système industriel, en substituant les valeurs d’usage à la valeur d’échange comme objectif de la production. Isabel Loureiro part elle aussi du constat de la nécessité d’un changement radical du modèle de civilisation, et propose une relecture éco-socialiste des écrits de Herbert Marcuse – à partir de Eros et Civilisation – qui dénoncent le modèle économique et techno-scientifique dominant et proposent des formes alterna­tives de rapport à la nature. La critique de l’industrialisme capitaliste est aussi au cœur de l’argument de Francisco Fernandez Buey, qui se réclame d’une écologie politique de la pauvreté, inspirée par une option éthique pour les vic­times, les opprimés et les exclus, et qui se distingue radicalement de certaines formes mercantiles et affairistes de l’écologie dans les pays dominants.

Critiquant également ce qu’il appelle « une écologie d’accompagnement vert du social-libéralisme », Willy Pelletier lui oppose l’éco-socialisme en tant que projet de transformation des rapports sociaux à la nature qui procèdent d’une organisation capitaliste du monde – ce qui passe par un refus non pas des nuisances écologiques du capitalisme, mais des principes de production de ces nuisances.

Pour Frieder Otto Wolf, la réflexion sur l’environnement doit se réap­proprier des éléments clés du travail théorique de Marx, mais une telle dé­marche doit être capable de dépasser le productivisme, l’étatisme, le déterminisme et le scientisme qui ont dominé la plupart des travaux marxistes postérieurs. Finalement, Pierre Rousset, estime que, à l’heure de la mondiali­sation, le combat écologique de défense de la nature ne peut pas faire l’économie d’un affrontement avec le système capitaliste et sa logique de mar­chandisation universelle.

 

Si l’on peut constater beaucoup de convergences entre ces travaux, ils montrent aussi la diversité des approches et des analyses. Ils témoignent, dans leur pluralité et, parfois, leurs désaccords, de la richesse de l’apport marxiste au débat sur l’écologie. En revenant aux sources théoriques de la critique du capitalisme tout en intégrant les dimensions contemporaines du celui-ci, il est certainement possible de faire se rencontrer le marxisme et l’écologie.[2]

 

Jean-Marie Harribey et Michael Löwy



[1].    Le lecteur pourra se reporter à la synthèse de J. M. Harribey, « Marxisme écologique ou écologie politique marxienne », dans J. Bidet, E. Kouvélakis, Dictionnaire Marx Contem­porain Paris, PUF, 2001, pp. 183-200, qui fait un tour d’horizon des travaux marxistes actuels sur cette problématique que le présent ouvrage approfondit.

[2].    Actuel Marx a consacré son volume 12, aujourd’hui épuisé, au thème (qui lui donnait son titre) L’écologie, ce matérialisme historique, avec des articles de James O’Connor et Ted Benton, repris dans le présent recueil, d’André Gorz, « L’écologie politique entre expertocratie et autolimitation », Denis Duclos « La nature : principale contradiction cultu­relle du capitalisme ? » et Jacques Bidet, « Y a-t-il une écologie marxiste ? », développé dans Théorie générale, pages 292 à 306. [NDLR]. Les éditeurs adressent leurs remerciements à Dorothée Rousset pur l’aide apportée à la relecture des textes.

 

 

AUTEURS

 

Ted Benton est professeur de sociologie à l’Université d’Essex (G. B.). Il travaille sur la théorie sociale et l’écologie. Il a écrit : Philosophical Founda­tions of the Three Sociologies, Londres, Routledge, 1977 ; Rise and Fall of Structural Marxism, Londres, MacMillan, 1984 et Natural Relations ? Animal Rights, Human Rights and the Environment, Londres, Verso, 1992-1993. Il appartient à la rédaction de Radical Philosophy et de Capitalism, Nature, Socialism.

 

Francisco Fernández Buey. Professeur de philosophie politique à l’Université Pompeu Fabra (Barcelona). Coordinateur du Centre UNESCO/ UPF pour les Etudes Interculturelles. Aires principales de recherche : histoire des idées, philosophie politique, mouvements sociaux alternatifs. Collabore aux revues Mientras Tanto et El viejo topo. Publications principales : Redes que dan libertad. Introducción a los movimientos sociales. Ediciones Paidós, Barcelona, 1994 et 2001 [en collaboration avec Jorge Riechmann]. Ni tribu­nos. Ideas y materiales para un programa ecosocialista. Siglo XXI, Madrid, 1996 [en collaboration avec Jorge Riechmann]. Marx (sin ismos). El viejo topo, Barcelona, 1999. Ética y filosofia politica, Asuntos públicos controu­vertidos, Barcelona, Edicions Bellaterra, 2000. Leyendo a Gramsci. El viejo topo, Barcelona, 2001.

 

François Chesnais est professeur émérite de l’Université de Paris XIII-Villetaneuse, rédacteur en chef de la revue Carré Rouge et membre du comité scientifique d’Attac. Ses publications incluent Compétitivité internationale et dépenses militaires, Economica, Paris, 1990 (coordinateur et auteur) ; La mondialisation du capital, Syros, 1994, nouvelle édition augmentée 1997 ; La mondialisation financière : genèse, coût et enjeux, Syros (coordinateur et auteur) ; 1996, Tobin or Not Tobin : une taxe internationale sur le capital, L’Esprit Frappeur, 1998, nouvelle édition augmentée 2000 et avec G. Duménil, D. Lévy et E. Wallerstein, Une nouvelle phase du capitalisme ?, Collection Séminaire marxiste, Syllepse, Paris, 2001.

 

Jean-Marie Harribey, Professeur agrégé de sciences économiques et sociales, habilité à diriger des recherches en sciences économiques, Université Bordeaux IV. Auteur de : L’économie économe, Le développement soute­nable par la réduction du temps de travail, Paris, L’Harmattan, 1997. Le développement soutenable, Paris, Economica, 1998. La démence sénile du capital, Fragments d’économie critique, Bègles, Ed. du Passant, 2002.

 

Joel Kovel est professeur de sciences sociales au Bard College, dans l’Etat de New York. Il a fait une carrière de psychanalyste, collaboré à la revue Capitalism, Nature, Socialism, et été candidat pour le Parti Vert (Green Party) des Etats-Unis. Son livre le plus  récent, The Enemy of Nature : The End of Capitalism or the End of the Word (London: Zed, 2002), explore l’urgente nécessité de créer une société écosocialiste au-delà du capital.

 

Isabel Loureiro, professeur à l´Université Estadual Paulista, São Paulo, Brésil, est maître et docteur en philosophie par l´Université de São Paulo. Auteur de Rosa Luxemburg – os dilemas da ação revolucionária (Editora UNESP, 1995) et de nombreux articles sur Rosa Luxemburg et Herbert Marcuse publiés au Brésil (Transformação, Crítica Marxista, Praga, Revista de Cultura Vozes) et en Allemagne (Das Argument). Membre du comité de rédaction de la revue Crítica Marxista et du groupe de recherches Educação, Ciência e Tecnologia de l´Université de São Paulo

 

Michael Löwy. Brésilien d’origine, vit à Paris depuis 1969. Directeur de recherche au CNRS et enseignant à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Auteur de dix-sept livres parus en vingt quatre langues dont : La théorie de la révolution chez le jeune Marx (doctorat du 3ème cycle), Paris, Maspero, l970 ; Pour une sociologie des intellectuels révolutionnaires. L’évolution politique de Lukacs l909-l929, (doctorat d’Etat), Paris, Presses Universitaires de France, 1976 ; Paysages de la Verité. Introduction à une sociologie critique de la connaissance, Paris, Anthropos, l985 ; Révolte et Mélancolie. Le romantisme à contre-courant de la modernité (avec R. Sayre), Paris, Payot, l992 ; La Guerre des Dieux. Religion et Politique en Amérique Latine, Paris, Editions du Felin, 1998 ; Walter Benjamin. Avertissement d’incendie. Une lecture des thèses « Sur le concept d’histoire », Paris, Presses Universitaires de France, 2001 : français, anglais, allemand, italien, espagnol, portugais, catalan, galicien, suédois, grec, turc, hongrois, roumain, polonais, yiddish, tchèque, russe, serbo-croate, perse, coréen, chinois, japonais, hébreux, arabe.

 

O’Connor est professeur d’économie et de sociologie à l’Université de Californie (Santa Cruz). Il travaille sur les problèmes du capitalisme contem­porain, en particulier sur le rapport du capitalisme à la nature. Il a notamment écrit : The Origins of Socialism in Cuba (1970), The Fiscal Crisis of the State (1973), The Corporations and the State : Essays in the Theory of Capitalism and Imperialism (1974), Accumulation Crisis (1987), et Eco-Marxismo (en italien, 1990). Il dirige la revue Capitalism, Nature, Socialism.

 

Willy Pelletier, sociologue à l’Université de Picardie, est coordinateur général de la Fondation Copernic et membre du comité de rédaction de la revue ContreTemps. Il a récemment publié « Positions sociales et effets d’insti­tutionalisation chez Les Verts » (ContreTemps, n° 4, avril 2002, et Produc­tions et reproduc­tions des pauvres (avec C. Lévy et E. Perrin), éd Syllepse, 2002.

 

Werner G. Raza, économiste, professeur assistant à Vienna University of Economics and Business Administration. Champs de recherches : écologie politique, politique internationale, théorie de la régulation. Publications récen­tes : « Political Ecology and Theory of Regulation: an inevitable Separation ? » (avec J.Becker) Économies et Sociétés, Série « Théorie de la Régulation », R, n° 11, 1/2000, pp. 55-70, « Desarrollo capitalista, neoliberalismo y ambiente en América Latina-una breve synopsis ». Ecología Política, 20/2001, pp. 153-168; « Sustainable development in the neoliberal periphery: The experience of sustainability politics in Bolivia 1989-1997 », International Journal of Sustainable Development, vol. 4/2, 2001, pp. 202-23.

 

Pierre Rousset travaille au Parlement européen. Collaborateur du groupe de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique, il suit en particulier les questions d’environnement et de mondialisation. Engagé sur le terrain militant (campagnes anti-nucléaires, défense de la biodiversité), il est membre de la Com­mission nationale écologique de la LCR et a écrit de très nombreux articles en ce domaine, notamment sur le rapport entre l’écologique et le social. Il publie La nature en ville. Le parc des Beaumonts (Montreuil-sous-Bois), son Espace naturel et son avifaune, à paraître, 2002.

 

Claude Serfati, est Maitre de conférences en économie. Il est membre du C3ed (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines) où il anime l’axe de recherche : « Mondialisation, Institutions, Développement durable ». Il est l’auteur et coauteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Production d’armes, croissance et innovation, Economica, 1995 ; « Puissance du capital financier. Les limites endo­gènes du capitalisme mondialisé », dans G. Dumenil, D. Lévy (sous la direction de) Le triangle infernal, Crise, mondialisation, financiari­sation, PUF, Actuel Marx, 1999 ; « La domination du capital financier : quelles conséquences ? », in Chesnais F., Plihon D., Les pièges de la finance, 2000 ; La mondialisation armée : le déséquilibre de la terreur, Textuel, février 2001.

 

Frieder Otto Wolf, né en 1943 à Kiel, enseigne la philosophie à la Freie Universität de Berlin. Membre du Parlement Européen de 1994 à 1999 pour les Verts. Co-éditeur (et traducteur) de deux volumes d’une collection des écrits de Louis Althusser en allemand (Berlin 1985 et ! 987). Co-auteur, avec Pierre Juquin entre autres, du manifeste écosocialiste « Pour une alternative verte en Europe » (Paris 1989, traductions en sept langues). Vient de publier un livre sur la « philosophie radicale » (en allemand, Münster 2002).

 

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