EXPLICATION ET RECONSTRUCTION DU CAPITAL

 

Jacques Bidet

Collection Actuel Marx Confrontation, PUF, 320 pages, 27 €.
  Octobre 2004

http://perso.orange.fr/jacques.bidet/

[Commentaire du Capital  (Livre I sections 1 et 2] (en ligne)


[Table des matières] [Synopsis] [Introduction]   

Ce livre s’adresse à tous ceux qui veulent s’initier au Capital, étudier les controverses auxquelles il a donné lieu dans les divers champs disciplinaires, économie, philosophie, sociologie, histoire. Il ne se contente pas d’en reconsidérer l’exégèse. Il resitue l’œuvre maîtresse de Marx dans l’usage qu’en ont fait les grandes luttes politiques et sociales du XX° siècle, dans les perspectives qu’il ouvre aujourd’hui à ceux qui militent pour un « autre monde », dans les réinterprétations qu’en ont données les principaux théoriciens de notre époque, de Habermas à Derrida, en passant par Bourdieu et Foucault.

Mais son objectif ultime, qui s’expose dans la seconde partie, est de reconstruire la théorie de Marx, en la confrontant aux faiblesses qui ont marqué le mouvement qui s’est réclamé de lui, et qui sont pour une part ses propres faiblesses. L’auteur s’est donc donné ce défi : écrire, en suivant Marx page à page, une autre version, mieux fondée, pour notre temps. 

Jacques Bidet est professeur émérite à l’Université de Paris-X, directeur de recherches en philosophie politique, responsable de la revue Actuel Marx (PUF), et président du Congrès Marx International.

Ce livre clôt la trilogie commencée avec Théorie générale, théorie du droit, de l’économie et de la politique, 1999, et Que faire du Capital ?, 2001. 


 

TABLE DES MATIERES

 

Première partie. Explication

Préliminaires : les concepts préalables

Section I. La marchandise et la monnaie

Chapitre 1. La marchandise

Chapitre 2. Des échanges

Chapitre 3. La monnaie et la circulation des marchandises

Section II. La transformation de l’argent en capital

Section III. La production de la plus-value absolue

Epilogue. Reproduction et révolution

Deuxième partie. Reconstruction

Préliminaire : reconstitution des préalables

Section 1. La métastructure : marché et organisation

Section 2. La métastructure et le salariat

Section 3. La structure : théorie élargie de l’exploitation

Epilogue. Vers une théorie générale de la société   capitaliste

 

Correspondances des références au Capital

Bibliographie

Index des notions

Index des noms

Synopsis   


SYNOPSIS

Introduction : Tout reprendre par le commencement

Bref descriptif du Capital à l’intention des débutants

Brève note sur les usages et les interprétations

 

Première partie. Explication

 

Préliminaires : les concepts préalables

Le préalable distingué du commencement

Les diverses sortes de préalables analysés par Marx, p. 32

E.011. Procès de travail, p. 32

E.012. Mode de production et division du travail, p. 35

E.013. Controverse : « le travail », catégorie universelle ou proprement moderne ?, p. 37

 

La formulation des préalables au « commencement » du Capital, p. 39

E.021. Le « procès de travail » ou le travail en général, p. 39

E.022. Le mode de production, la division sociale du travail, p. 42 

 

Section I. La marchandise et la monnaie, p. 45

 

Introduction à la lecture de la Section, p. 45

E.111. Explication : l’objet de la Section I, p. 45

E.112. Controverses : lectures « logico-historique », « dialectique », « analytique », p. 47

Chapitre 1. La marchandise, p. 51

§ I. Les deux facteurs de la marchandise,

§ II. Le double caractère du travail, p. 51

E.121. Explication : la production marchande en général, p. 51

E.122. Controverses : le « travail abstrait » et de « l’abstraction réelle », p. 56

§ III. La forme de la valeur, p. 63

E.131. Explication : l’argent, « forme » ou « expression » de la valeur, p. 63

E.132. Controverses : l’exégèse de l’Ecole de Francfort, p. 68

 

§ IV. Le fétichisme, p. 75

E.141. Explication : procès marchand de réification et de représentation, p. 75

E.142. Controverses : aliénation, coupure épistémologique, interpellation, p.81 

 

Chapitre 2. Des échanges, p. 85

E.151. Explication : de la théorie de la structure à la théorie de l’agent, p. 85

E.152. Controverses : « droit bourgeois » et « droit naturel », p. 88

 

Chapitre 3. La monnaie et la circulation des marchandises, p. 91

E.161. Explication : la monnaie et l’Etat « marchand », p. 91

E.162. Controverses : monnaie/Etat, dérivation et autonomie de l’Etat, p. 95

Section II. La transformation de l’argent en capital, p. 99

E.211. Explication : le passage « théorique » de la production marchande à la production capitaliste, p. 99

E.212. Controverses : lectures dialectiques, sociologiques et juridiques,  

Section III. La production de la plus-value absolue, p. 111

E.311. Explication : la production en général et la production capitaliste,      p. 111

E.312. Controverses : marxisme analytique, intellect général, p. 117

 

Epilogue. Reproduction et révolution, p. 123

 

E.411. Explication : la fin du Livre I, Dynamique et horizon du capitalisme,   p. 124

E.412. Controverses : transformation, classes, reproduction, régulation, violence, révolution, p.13

 

 

deuxième partie. reconstruction du Capital, p. 149

 

Préliminaire : Reconstitution des préalables, p. 151

R.001. Le procès de travail ou le travail en général, p. 151

R.002. Le « mode de production » et le « matérialisme historique », p. 153

Section 1. La métastructure : le marché et l’organisation, p. 157

 

R.1.1. Commencement élargi aux deux pôles : marché et organisation, p. 157

R.111. Le commencement de l’exposé élargi aux deux pôles de la rationalité économique, p. 157

R.112. La production non marchande (publique), p. 159

R.113. Le marché et l’organisation : l’imbrication des pôles, p. 162

R.1.2. Commencement élargie aux deux faces :  l’économique et le juridico-politique, p. 168

R.121. Le carré métastructurel : économie et politique, p. 168

R.122. La co-implication de deux pôles, p. 170

R.123. Le trinôme métastructurel, p. 173

 

R.1.3.Elargissement de la conceptualité métastructurelle, p. 176

R.131. La théorie du fétichisme élargie aux deux médiations. La spectralité,     p.  176

R.132. L’approche bipolaire de la monnaie, p. 182

R.133. L’Etat métastructurel. La société civile et l’Etat, p. 187

R.134. Le double horizon : international et mondial, p. 190 

 

Section 2. La métastructure et le salariat, p. 193

 

R.2.1. Changer de procédure, p. 194

R.211. Critique de la procédure « critique » du Capital, p. 194

R.212. Reconnaître le salariat au commencement, p. 197

 

R.2.2. La relation entre le marché et le salariat, p. 200

R.221. Pas de liberté salariale simplement marchande, p. 200

R.222. Au commencement est la complexité moderne, p. 204

 

R.2.3. L’amphibologie de la métastructure, p. 208

R.231. Statut théorique et ontologique de la métastructure, p. 208

R.232. Antinomie et amphibologie, p. 211

R.233. L’esprit du capitalisme et le spectre du communisme, p. 215

 

Section 3. La structure : théorie élargie de l’exploitation, p. 219

 

R.3.1. Le concept d’exploitation capitaliste, p. 220

R.311. Le renversement dialectique en rapports de classe, p. 220

R.312. La triple forme de l’exploitation capitaliste, p. 225

 

R.3.2. La structure de classe du capitalisme, p. 234

R.321. Topique de la structure de classe, p. 234

R.322. Les trois fractions de la classe exploitée, p. 239

R 323. Les deux pôles de la classe dominante, p. 241

 

R.3.3. Les contradictions du capital, p. 245

R.331. La première contradiction du capital : exploitation et classe, p. 245

R.332. La seconde contradiction du capital : abstraction et multitude, p. 249

 

Epilogue. Vers une théorie générale de la société capitaliste, p. 253

 

R.4.1. L'Etat-nation capitaliste et la lutte des classes, 253

R.411. L’Etat de classe, p.253

R.412. La structure de l’hégémonie et le système des partis, p.255

R.413. La lutte des classe, p. 259

 

R.4.2. Le système impérialiste du monde et l'Etat-monde en gestation,   p. 265

R.421. Le  « système » opposé à la « structure », l’impérialisme, p. 265

R.422. L'Etat global de classe en gestation, p. 267

R.423. Corrélations et contradictions entre système du monde et État-monde, p. 269

R.424. L’empire, l’impérialisme et l’État-monde, p. 273

 

 

R.4.3. Investigation méta/structurelles de l'alternative, p. 275

R.431. Les modèles de l’alternative, p. 276

R.432. Violence d’en haut, puissance d’en bas, 280

R.433. L’impérialisme, la guerre, le monde, p. 287

 


INTRODUCTION

Tout reprendre par le commencement

On ne doit pas s’étonner que la théorie de Marx suscite aujourd’hui l’intérêt d’une nouvelle génération. Son actualité tient, paradoxalement, au fulgurant redéploiement du capitalisme, qui, dans sa phase actuelle de mondialisation, retrouve le caractère sauvage de ses commencements, – en même temps qu’il renouvelle, cette fois à une échelle ultime, les signes de sa fin annoncée.

L’opinion savante admet volontiers que l’on doit retenir quelques leçons du Capital. Le capitalisme serait assurément le moins mauvais système. Mais le marxisme – qui en est censément la critique utopique, inspiratrice de la « grande illusion » du XXe siècle, avec son cortège d’horreurs – aurait néanmoins le mérite de mettre en lumière certaines pathologies inhérentes à l’économie moderne, productrice d’inégalités et d’exclusions. On lui ménage ainsi, dans l’édifice de la culture, une place honorable, en vue de l’instruction de la jeunesse. Mais on tient qu’il a dit son dernier mot.

J’avancerai ici, tout au contraire, que la théorie de Marx est non seulement indispensable pour l’analyse du monde contemporain, mais riche d’avenir. Elle comporte certes des insuffisances et erreurs insignes, qui n’ont pas manqué d’avoir de fâcheuses répercussions historiques. Mais, si l’on parvient à les identifier rigoureusement, on sera en mesure de réhabiliter son potentiel cognitif et politique, et de le porter à son plein développement. De distinguer entre ce que l’on peut en attendre et ce que l’on ne doit pas en espérer. Tel est, du moins, le défi qui sera ici affronté. Diverses critiques, corrections et extensions, que l’on rencontrera en chemin, ont été proposées par des économistes. Il s’agit ici de tout autre chose : il s’agit de reprendre le travail conceptuel productif au niveau qui est celui de Marx au principe même de son exposé. Les philosophes se sont contentés d’interpréter, de diverses manières, Le Capital, – il s’agit maintenant de le transformer.

Je me tiendrai en apparence, au long de ce livre, à distance de toute actualité. Et pourtant, ce « travail dans la théorie » se conçoit – le lecteur en jugera au terme – comme une participation à la transformation réelle du monde, au « mouvement pour un autre monde », au sein duquel il se situe au titre d’une division des tâches et donc en dépendance de beaucoup d’autres recherches et pratiques. Il s’agit ici de lire Le Capital au temps, long, de l’altermondialisation.

Il est en effet aujourd’hui une manière de sauver le marxisme comme sublime « utopie », qui ressemble parfois fort à une sublimation de l’illusion. Contre cette façon de renoncer, je propose ici – et cela à l’encontre des « interprétations », qui la neutralisent – une « refondation » de la théorie de Marx. J’entends certes tirer leçon des divers marxismes contemporains. Mais cela suppose que soit tout d’abord ébranlée la torpeur dogmatique, qui est la dominante. Je me propose donc de reprendre par le commencement l’entreprise théorique initiée par Marx. Dans l’espoir de la conduire à son terme.

On peut lire le présent ouvrage comme une introduction au Capital. Mais il se donne inséparablement, dans le jeu entre ses deux parties, comme une tentative d’explication et de reconstruction de cette œuvre. Un tel travail trouve évidemment ses sources d’inspiration dans l’histoire et la culture du XXe siècle, dans le choc des expériences et des vicissitudes historiques, dans l’émergence de nouveaux paradigmes philosophiques et scientifiques, dans tout l’éventail de la recherche empirique. Mais il vise essentiellement une reconstruction théorique cohérente.

L’explication proposée dans la première partie concerne les principaux concepts et l’enchaînement de l’exposé. Elle est complétée par l’examen critique des diverses interprétations. A la différence d’autres commentateurs, je ne cherche pas la « vérité » du Capital dans les versions antérieures. Je tiens que Marx a travaillé comme un chercheur ordinaire, ne produisant jamais une nouvelle version qu’en raison de l’insuffisance de la précédente au regard du projet qu’il poursuit, et n’ayant aucune raison de s’expliquer sur les changements auxquels il procède. C’est pourquoi, sans négliger les esquisses préparatoires ni les éditions originales allemandes, j’ai souvent privilégié la version française, traduite par J. Roy, mais entièrement revue par Marx, qui a procédé à cette occasion à d’ultimes modifications.

Je voudrais faire apparaître le contenu politico-philosophique de cette théorie, que les diverses exégèses n’ont, à mon sens, pas su reconnaître dans toute son ampleur. L’introduction que je propose diffère donc de celle que pourrait offrir un économiste. Il faut certes lire Le Capital comme un texte d'économie. En un sens nouveau, qui le désigne, selon son sous-titre, comme une « critique de l’économie politique ». Cette critique consiste à inscrire l’économie dans les sciences sociales et historiques. A l’encontre de ce que proposerait une économie pure, abstraite et anhistorique, Marx, en cela précurseur des « hétérodoxies » contemporaines, conçoit la structure économique comme partie prenante d'une forme toujours particulière de société, en l’occurrence le capitalisme. En construisant sa théorie « économique », qui est l’objet de l’ouvrage dans son ensemble, il présuppose et esquisse ainsi nécessairement les linéaments d’une « théorie générale » de cette forme de société, avec ses caractères juridico-politiques, sociologiques et idéologiques propres. Et c’est dans le Livre I que se concentre principalement cette matrice théorique, que le travail d’« explication » cherchera à expliciter.

La question de l'ordre de l'exposé est ici primordiale. Non seulement elle gouverne le sens et la pertinence (l’usage possible) des catégories successivement introduites, et donc la substance même de la théorie. Mais la position des concepts dans la séquence de l'exposé figure les relations réelles entre les divers niveaux de rapports sociaux qu'ils définissent. Elle figure dans la succession discursive l’architectonique sociale comprise selon son contenu structurel et donc aussi selon sa dynamique réelle. En ce sens, l’ordre de l’exposé renvoie toujours à son commencement comme au point où il faut toujours pouvoir revenir pour considérer, théoriquement et pratiquement (politiquement), tout le reste.

A cet égard, l'un des problèmes principaux de l'interprétation du Capital tient précisément au fait qu'il existe un décalage entre, d’une part, la Section I du Livre I, qui présente un caractère plus général (plus « abstrait », dit Marx), traitant de la logique de la production marchande comme telle, ou du capitalisme en tant qu’il est impliqué dans une logique de marché, et, d’autre part, la Section III (et le reste de l’ouvrage) qui porte sur ce qui est propre au capitalisme, caractérisé par le salariat privé et par son orientation vers l'accumulation de la plus-value. J’utilise, pour désigner ce décalage, le terme de « méta/structure ». La « métastructure » désigne l’objet de cette Section I, « méta » signifiant ce niveau supérieur d'abstraction, opposée à celui de la « structure » (de classe capitaliste), présentée à partir de la Section III. Toute la question sera de savoir comment comprendre la relation entre ces deux niveaux : le marché et le capitalisme. On en devine l’enjeu.

Si j’ai introduit le terme, je n’ai nullement inventé l’idée : cette articulation méta/structurelle – c’est-à-dire de la métastructure à la structure  – est une découverte essentielle de Marx, un dispositif théorique inédit, problématique, mais désormais incontournable. Le marxisme ultérieur l’a certes appréhendée et prise en compte, de façon diverse et inégale, mais sans en fournir une formulation adéquate. Cela tient, selon moi, d’une part aux incertitudes qui pèsent, dans la tradition marxiste, sur la relation entre marché et capitalisme, et d’autre part – les deux étant étroitement liés - à l’insuffisance même de la théorisation ici proposée par Marx, qui doit en effet être reconstruite sur une base plus large, dont l’ambition est d’assumer la double exigence exprimée par la tradition structuraliste et la tradition dialectique.

La reconstruction proposée dans la seconde partie se fonde sur un élargissement du concept de « métastructure », qui retentit sur l’ensemble de la théorie, soit sur la « structure », et aussi sur la relation, pratique, entre ces deux termes.

Elle comporte deux volets.

Elle s’inspire des économies « hétérodoxes » qui refusent de voir dans le « marché » le paradigme exclusif de l’économie. Elle formule en ce sens à un concept d’« organisation », qui désigne l’autre forme rationnelle de la coordination sociale de la production. Ces deux catégories sont traitées comme représentant les deux « pôles » de l’institution économique, de même niveau épistémologique, antithétiques et co-imbriqués, sans être pourtant strictement homologues. Ce couple marché /organisation constitue déjà, ainsi qu’on le verra, le pivot de la problématique de Marx, qui pourtant n’a pas su en faire un usage adéquat. Ce concept sera défini progressivement, au long de l’exposé, à mesure que la théorie développera ses tenants et aboutissants.

J’ajoute, et c’est l’autre volet de l’innovation que je propose, que ces catégories « économiques » ont au plan de la relation juridico-politique leur contrepartie (leur autre « face »)  classiquement réfléchie dans le couple de la « liberté des modernes » de contracter avec tout un chacun et de la « liberté (tout aussi moderne, on le sait) des anciens » de s’organiser selon des voies définies en commun.

Les deux « pôles » présentent donc deux « faces ». De ce double élargissement du point de départ, il résulte tout un corps de conséquences concernant d’une part l’analyse de la « structure » de la société moderne, en tant que société de classe, dans sa teneur économique, sociologique et juridico-politique, et d’autre part l’interprétation du « système du monde » propre au capitalisme, dont le processus dit de « mondialisation » dessine aujourd’hui la figure (en un sens) ultime.

J’avais ébauché ce programme dans mon livre Théorie générale. Je le reprends ici par le commencement. La confrontation directe avec l’exposé de Marx pris dans son déroulement, le projet systématiquement poursuivi d’une refonte des grandes articulations de sa construction à partir d’une base ainsi élargie (et par là ouverte à divers apports des sciences sociales et philosophies contemporaines), constitue un nouveau défi, une épreuve décisive pour la perspective théorique que je propose. Et, je l’espère, une voie plus sûre pour l’intelligence de mon propos. Elle place dans une lumière crue nombre d’interrogations issues des traditions marxistes et postmarxistes, et qui renvoient toutes à la question de savoir en quelle sorte de « monde » nous vivons, en quelle sorte de « temps », et quelle sorte d’alternative nous pouvons concevoir de mettre en œuvre [1].



[1].    Une Troisième partie, Commentaire méta/structurel du Capital, qui complète le présent ouvrage, propose une lecture suivie des Sections I et II du Livre I. Elle est destinée à appuyer tant « l’explication » que la « reconstruction », illustrant notamment les critiques que j’adresse aux diverses interprétations. On la trouvera sur l’internet : www.u-paris10.fr/ActuelMarx/ , à la rubrique Actuel Marx en ligne. En raison de la grande diversité des éditions, les références au Capital renverront ici à une  numérotation par alinéa, dont on trouvera la clé ci-dessous, page 289.

 

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