Nouvelles luttes de classe

sous la direction de Pierre Cours-Salies, Jean Lojkine, Michel Vakaloulis

Collection "Actuel Marx Confrontation", 292 pages, 25 .
Août 2006

[Table des matières] [Auteurs]

 TABLE DES MATIÈRES

 Pierre Cours Salies, Jean Lojkine, Michel Vakaloulis : Introduction

 Première Partie : Approches transversales

 Jean Lojkine : Nouveaux rapports de classe et crise du politique dans le capitalisme informationnel
Gérard Mauger : Les transformations des classes populaires en France depuis trente ans
Pierre Cours-Salies : Libéralisme, mondialisation, alternative
Stéphane Rozès : De l’appartenance de classe au « devenir social », de l’anti-capitalisme politique à l’anti-libéralisme idéologique
Michel Vakaloulis : Les possibilités politiques de l’action collective

 Deuxième Partie : Transformations du travail et conflits sociaux

 René Mouriaux : La mobilisation collective. Approche lexicale et discursive
Stephen Bouquin : Visibilité et invisibilité des luttes sociales : question de quantité, de qualité ou de perspective ?
Armando Fernández Steinko : Valeurs des employés espagnols de la nouvelle économie : repenser les valeurs conservatrices et progressistes
Évelyne Perrin : Du salariat au précariat ?
Philippe Coulangeon : Les intermittents du spectacle : un laboratoire de la flexibilité « heureuse » ?

 Troisième Partie : Les luttes enseignantes : contre la reproduction sociale à l’école ?

 Jean-Pierre Terrail : Se résigner aux inégalités scolaires ?
Stéphane Bonnéry : Inégalités de réussite scolaire et conscience de classe
Christian Laval : Le mouvement des enseignants : contestation antilibérale et lutte de reconnaissance
Bertrand Geay : Réapprendre l’égalité. Les luttes enseignantes du printemps 2003

 Quatrième Partie : Mondialisation de la lutte de classes ?

 Marianne Debouzy : Recomposition de la classe ouvrière aux États-Unis ?
Helena Hirata : Mondialisation et rapports sociaux sexués : une perspective Nord-Sud
Maria Emilia Tijoux : Contre la naturalisation néolibérale chilienne : une sociologie subversive
Gérard Heuzé : La classe moyenne indienne entre sacralisation et menace. Les années 1970-2000


AUTEURS

Stéphane Bonnéry est maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Paris VIII Saint-Denis. Il a notamment publié, « Décrochage cognitif et décrochage scolaire », dans Dominique Glasman, Françoise Ouvrard (dir.), La déscolarisation, Paris, La Dispute, 2004 ; « Un “problème social” émergeant. Les réponses institutionnelles au “décrochage” scolaire en France, Revue internationale d’éducation, Sèvres (CIEP), n° 35, avril 2004.

Stephen Bouquin est maître de conférences en sociologie à l’Université de Picardie, membre du laboratoire Georges Friedmann (CNRS). Il a publié divers articles parus dans Futur Antérieur et Politique, revue européenne de débat. Il est l’auteur de La Valse des écrous. Travail, action collective et accumulation du capital dans l’industrie automobile, à paraître prochainement aux Éditions Syllepse.

 Philippe Coulangeon est chercheur à l’Observatoire sociologique du changement (Sciences-Po, CNRS). Derniers ouvrages parus : Sociologie des pratiques culturelles, Paris, La Découverte, coll. « Repères », 2005 ; Les musiciens interprètes en France. Portrait d’une profession, Paris, La Documentation française, 2004.

 Pierre Cours-Salies, docteur d’État en sciences politiques, sociologue, est professeur à l’Université Paris VIII Saint-Denis. A notamment publié : Le bas de l’échelle. La construction sociale de situations subalternes (dir.), Toulouse, Éditions Éres, 2006 (avec Stéphane Le Lay) ; Les mobilisations collectives. Une controverse sociologique (dir.), Paris, PUF, 2003 (avec Michel Vakaloulis) ; « Droits sociaux d’hier. Luttes et perspectives », dans Tony Andréani, Michel Vakaloulis, Refaire la politique (dir.), Paris, Syllepse, 2002 ; « Catégories socioprofessionnelles », dans Helena Hirata, Françoise Laborie, Hélène Le Doaré, Danièle Senotier (dir.), Dictionnaire critique du féminisme, Paris, PUF, 2000 ; La liberté du travail (dir.), Paris, Syllepse, 1994.

 Marianne Debouzy est professeur émérite à l’Université Paris VIII Saint-Denis. Elle est spécialiste d’histoire sociale américaine. Parmi ses publications : Le capitalisme sauvage aux États-Unis : 1860-1900, Paris, éditions du Seuil, 1991 ; Travail et travailleurs aux États-Unis, Paris, La Découverte, 1990.

 Bertrand Geay est maître de conférences en sociologie à l’Université de Poitiers et directeur du laboratoire SACO (savoirs, cognition et rapports sociaux, EA 3815). Il poursuit des recherches sur la dimension politique des phénomènes éducatifs : politiques scolaires, identités professionnelles, processus de socialisation. Il a notamment publié : Le syndicalisme enseignant, Paris, La Découverte, coll. « Repères », 2005 ; Profession : instituteurs. Mémoire politique et action syndicale, Paris, Seuil, coll. « Liber », 1999.

 Gérard Heuzé est chargé de recherche au CNRS, membre du centre d’anthropologie de Toulouse et du Centre d’études de l’Inde et de l’Asie du Sud. Parmi ses publications liées au sujet : Les conflits du travail en Inde et au Sri Lanka, Paris, Karthala, 1993 (avec Lajpat Rai Jagga et Max Zins) ; Où va l’Inde moderne ?, Paris, L’Harmattan, 1993 ; Travailler en Inde, Paris, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, coll. « Purushartha », n° 14, 1992 ; La grève du siècle, Paris, L’Harmattan, 1989 ; Ouvriers d’un autre monde, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’Homme, 1989.

 Helena Hirata est sociologue, directrice de recherche au CNRS, co-directrice du laboratoire Genre, Travail, Mobilités (GTM-CNRS). Ses axes de recherche : comparaisons internationales du travail et du chômage ; genre et mondialisation ; travail et affects. A publié récemment : « Femmes et mondialisation », dans Margaret Maruani (dir.), Femmes, genre et société, l’état des savoirs, Paris, La Découverte, 2005 ; Dictionnaire critique du féminisme (dir.), Paris, PUF, 2000 (avec Françoise Laborie, Hélène Le Doaré, Danièle Senotier), réédition augmentée en 2004.

 Christian Laval est chercheur au Sophiapol (Paris X-Nanterre) et à l’Institut de recherches de la FSU. Il a notamment publié : Le nouvel ordre éducatif mondial (dir.), Paris, Syllepse/Nouveaux Regards, 2002 (avec Louis Weber) ; L’école n’est pas une entreprise, le néo-libéralisme à l’assaut de l’enseignement public, Paris, La Découverte/Poche, 2004.

 Jean Lojkine est directeur de recherche émérite au CNRS au Centre d’études des mouvements sociaux, laboratoire de l’EHESS. Il travaille depuis les années 1980 sur les liens entre mutations socio-techniques et changements socio-politiques. Principales publications : L’adieu à la classe moyenne, Paris, La Dispute, 2005 ; La guerre du temps. Le travail en quête de mesure, Paris, L’Harmattan, 2002 (avec Jean-Louis Malétras) ; Les sociologies critiques du capitalisme (dir.), Paris, PUF, 2002 ; Le tabou de la gestion. La culture syndicale entre contestation et proposition, Paris, Les Éditions de l’Atelier, 1996 ; Les jeunes diplômés, Paris, PUF, 1992 ; La révolution informationnelle, Paris, PUF, 1992.

 Gérard Mauger, sociologue, est directeur de recherche au CNRS, directeur adjoint du Centre de Sociologie Européenne (EHESS, Collège de France, CNRS) ; il est aussi membre du Conseil d’Administration de « Raisons d’Agir ». Derniers ouvrages publiés : « Nouvelles formes d’encadrement » (coordination), Actes de la recherche en sciences sociales, n° 136-137, mars 2001 ; Lire les sciences sociales (dir.), vol. 3, 1994-1996, Paris, Hermès Science Publications, 2000 (avec Louis Pinto) ; Histoires de lecteurs, Paris, Éditions Nathan, coll. « Essais et Recherches », 1999 (avec Claude F. Poliak et Bernard Pudal).

 René Mouriaux, chercheur à la Fondation nationale de sciences politiques de 1966 à 2001, a travaillé sur le syndicalisme, les grèves et l’histoire des idées politiques. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont, Le syndicalisme en France depuis 1945, Paris, La Découverte, coll. « Repères », réédition en 2004 [1994] ; Le mouvement social en France. Essai de sociologie politique, Paris, La Dispute, 1998 (avec Sophie Béroud et Michel Vakaloulis) ; Crises du syndicalisme français, Paris, Montchrestien, 1998 ; Syndicalisme et politique, Paris, Les Éditions ouvrières, 1985. Il dirige avec Sophie Béroud L’année sociale aux Éditions Syllepse.

 Stéphane Rozès, spécialiste de l’opinion, est maître de conférences à l’Institut d’Études Politiques de Paris depuis 1990. Parmi ses récentes publications : « La question syndicale à l’épreuve du nouveau cours du capitalisme », Mouvements, n° 43, janvier 2006 ; « La renationalisation du débat européen », Le Débat, n° 136, septembre-octobre 2005 ; « Aux origines de la crise politique », Le Débat, n° 134, mars-avril 2005.

 Évelyne Perrin est chargée de mission au ministère de l’équipement à Paris. Elle a notamment publié : Chômeurs et précaires au cœur de la question sociale, Paris, La Dispute, 2004 ; Précarité. Points de vue du mouvement social, Paris, Syllepse, 2002 ; Réseaux productifs et territoires urbains, Toulouse, Presses Universitaires du Mirail, 1996 (avec Michel Peraldi).

 Armando Fernández Steinko est professeur de sociologie à l’Universidad Complutense de Madrid. Parmi ses publications : Experiencias participativas en economía y empresa. Tres ciclos para domesticar un siglo, Siglo XXI, Madrid, 2001 ; Euskadi callejón con salida, Barcelona, Viejo topo, 2001.

 Jean-Pierre Terrail, professeur de sociologie à l’Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Derniers ouvrages : L’école en France : Crise, pratiques, perspectives (dir.), Paris, La Dispute, 2005 ; École, l’enjeu démocratique, Paris, La Dispute, 2004 ; De l’inégalité scolaire, Paris, La Dispute, 2002.

 Maria Emilia Tijoux est sociologue chilienne. Après des années d’exil à la suite du coup d’État de Pinochet, elle travaille en France (dans le suivi des milieux sociaux défavorisés) et y poursuit des études universitaires. Aujourd’hui, elle enseigne au Chili, à l’Université Arcis de Santiago (magistère de sociologie). Elle a réalisé de nombreux travaux au sujet des enfants chiliens au travail, dont sa thèse en 2005. Fondatrice et animatrice de la revue Actuel Marx Intervenciones.

Michel Vakaloulis, sociologue, est maître de conférences en sciences politiques à l’Université Paris VIII Saint-Denis. Ses travaux portent sur la théorie du capitalisme avancé et la sociologie de l’action collective. Il a récemment publié : Jeunes en entreprise publique, Paris, La Dispute, 2005 ; Les mobilisations collectives. Une controverse sociologique (dir.), Paris, PUF, 2003 (avec Pierre Cours-Salies) ; Vers un nouvel anticapitalisme. Pour une politique d’émancipation, Les Éditions du Félin, Paris, 2003 (avec Jean-Marie Vincent et Pierre Zarka) ; Médias et luttes sociales (dir.), Paris, Les Éditions de l’Atelier, 2003 (avec Françoise Duchesne) ; Le droit à l’énergie (dir.), Paris, Éditions Syllepse, 2002 (avec Olivier Frachon) ; Refaire la politique (dir.), Paris, Éditions Syllepse, 2002 (avec Tony Andréani) ; Le capitalisme post-moderne, Paris, PUF, 2001.

 


 

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