N°11 : Weber et Marx

Premier semestre 1992

H. Marcuse : Industrialisation et capitalisme (1965)
M. Weber : Sur le socialisme et le marxisme, Textes présentés par E. Traverso et traduits par J. Bidet
J-M. Vincent : Weber et le matérialisme historique
M. Löwy : Figures du wébéro-marxisme
C. Colliot-Thélène : Habermas, lecteur de Marx et de Weber
J. Texier : K. Lövith, Max Weber und Karl Marx
Ph. Despoix : J. Arnason, Praxis und Interpretation
J. Bidet, Ph. Despoix, M. Löwy, J. Texier : Lectures de L. Löwith, D. Sayer, Ph. Raynaud
J. Texier : Les formes historiques du lien social dans les Grundrisse
J. Reiman : Le principe de différence en termes de travail. 

 

PRESENTATION

Après une longue prédominance de réception "droitière", l'oeuvre de Weber, réfractée dans les héritages qu'on en découvre chez Bloch, Lukacs et quelques autres, apparaît aujourd'hui dans sa proximité par rapport à celle de Marx. S'il est vrai que l'on trouve chez lui par avance une puissante critique du "socialisme réel", et si son historicisme, articulé autour de la rationalisation comme destin inéluctable, est d'une tout autre teneur que celui de Marx, on discerne mieux ce que son analyse de la société moderne doit au matérialisme historique, lors même qu'elle explore des espaces théoriques qui peuvent avoir échappé à celui-ci, et ce qu'elle apporte à cette même tradition lorsqu'elle concentre l'attention sur la destruction du sens dans les rapports capitalistes et bureaucratiques. C'est une relecture radicale qui est ici proposée. Que prolonge l'analyse des Grundrisse.