Les sociologies critiques du capitalisme 

sous la direction de Jean Lojkine
Actes du Congrès Marx International III, section sociologie
Collection Actuel Marx Confrontation, 240 pages, 21
 Octobre 2002

Sommaire                                                    
Introduction
Auteurs

 

SOMMAIRE

 

Jean Lojkine, Introduction

Hommage à Pierre Bourdieu

Emmanuel Terray, Réflexions sur la violence symbolique

Loïc Wacquant, De l’idéologie à la violence symbolique : culture, classe et conscience chez Marx et Bourdieu

Chapitre 1. Critiques du travail et critiques du capital

Jean Lojkine, Pour une sociologie du capital

Daniel Bachet, Le travail et l’entreprise à l’épreuve du capi­tal financier

Claude Didry, Misère de la sociologie et sociologie de la misère. Réflexions sur la précarité relative dans le capitalisme néo-libéral

Chapitre 2. Inégalités sociales ou divisions de classes ?

Catherine Bidou, De la sociologie des classes sociales à la socio-économie des inégalités. Evolution des représentations de la structure sociale depuis 20 ans

Louis Chauvel, Pouvons nous (de nouveau) parler de classes sociales ?

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Inégalités entre les riches et unité de la classe bourgeoise

Chapitre 3. Sociologie critique et sociologie morale

Philippe Corcuff, Pour une nouvelle sociologie critique : éthique, critique herméneutique et utopie critique

Albert Ogien, Une critique sans institutions et sans histoire ?

Michèle Leclerc-Olive, Ethique et coopération internationale : quelques réflexions pour une sociologie critique

Claude Leneveu, A propos du concept de pratique : matérialisme historique & interactionnisme symbolique

Chapitre 4. Critiques sociologiques du capitalisme

Robert Castel, La critique face au marché

Jacques Bidet, L’esprit du capitalisme. Questions à Luc Boltanski et Eve Chiapello

INTRODUCTION

 Retour de la sociologie critique ou nouvelles sociologies critiques ?

Jean Lojkine

Au moment où nous rédigions cette introduction, une figure majeure de la sociologie critique s’est éteinte. La mort de Pierre Bourdieu au début de ce nouveau millénaire interpelle non seulement tous les sociologues, mais aussi tous les marxistes sur leur capacité depuis deux siècles à relier le travail de “ démasquage des dominations ” et le travail de repérage dans les contradic­tions sociales de nouvelles potentialités de libération humaine, voire de dépas­sement du système capitaliste lui-même.

Deux articles parus dans Actuel Marx [1] en 1996 nous ont paru bien reflé­ter l’effort entrepris par notre revue pour confronter de manière féconde Marx et Bourdieu : “ Réflexions sur la violence symbolique ” d’Emmanuel Terray et “ De l’idéologie à la violence symbolique : culture, classe et cons­cience chez Marx et Bourdieu ” de Loïc Wacquant.

Mais où en est-on aujourd’hui ? Assiste-t-on à un “ retour ” des sociolo­gies critiques, telles qu’elles ont pu se développer dans la conjoncture politique et théorique des années 60-70, ou au contraire à l’essor de nouvelles sociolo­gies, critiques tout à la fois de nos sociétés et de la démarche critique structu­raliste des années 60 ? Tel a été l’objet de cette rencontre, inédite, à l’occasion du troisième Congrès international Marx (septembre 2001), entre des sociologues d’obédience diverse, marxistes ou non marxistes, soucieux de remettre en cause les socio­logies du consensus, mais aussi de confronter la diversité, voire les divergences qui marquent aujourd’hui des approches sociologiques souvent enfermées dans des écoles de pensée qui s’ignorent mutuellement.

Quatre axes fédèrent les contributions que l’on va lire : les rapports entre critiques du travail et critiques du capital ; les références aux classes sociales ; les relations entre sociologie critique et sociologie morale ; et enfin les relations plus globales entre critiques sociologiques et critiques du capitalisme.

Dans le premier chapitre, Jean Lojkine montre les limites d’une division disciplinaire tenace entre sociologie et économie. La sociologie du travail “ critique ” s’est construite historiquement autour du découpage d’un objet de recherche : les conditions et l’organisation du travail, en abandonnant à l’économie l’étude des résultats et de l’efficacité de l’action, alors que le projet marxien est fondé au contraire sur une critique simultanée de la division capi­taliste du travail et de la logique d’accumulation du capital. Il en appelle à une nouvelle critique du travail et du capital qui réintroduirait les conflits de classe à l’intérieur même des critères de “ l’efficacité ” économique.

Daniel Bachet met en évidence un postulat implicite qui fonde les socio­logies de l’entreprise : la rationalité économique de l’entreprise s’identifierait avec celle des actionnaires, des propriétaires du capital. Il montre au contraire comment les conflits actuels entre les critères d’efficacité économique (valeur ajoutée contre valeur pour l’actionnaire) mettent au premier plan un conflit qui ne se réduit pas à un conflit capital/travail : le conflit entre les finalités de l’entreprise (comme lieu et communauté de production) et celles de la société de capitaux.

Claude Didry montre à son tour les limites des sociologies de la précarité et de l’exclusion qui marginalisent le rapport salarial fondamental constitué autour du contrat de travail à durée indéterminée ; le CDI reste en France le mode de régulation juridique dominant dans les rapports sociaux actuels et offre toujours des “ points d’appui ” décisifs pour la résistance des salariés contre les tentatives de précarisation mises en œuvre par le capital.

Trois contributions relativisent dans le second chapitre la disparition des classes sociales dans la sociologie des années 80-90. Catherine Bidou replace le déclin des références sociologiques (et sociétales) aux classes sociales dans le contexte historique et idéologique des transformations de la société française. C’est en fait le déclin des références à “ la classe ”, autrement dit la classe ouvrière qui a été l’élément déclencheur, avec pour corollaire l’idée d’une “ moyennisation ” de la société française, d’un déclin de l’identité au travail, de la substitution de la notion d’exclusion à celle d’exploitation.

Mais ce “ déclin ” ne va-t-il pas s’estomper comme la notion bien peu ri­goureuse de “ classe moyenne ”, si l’on se réfère aux nouveaux travaux de la sociologie quantitative ? C’est la conclusion de l’article de Louis Chauvel : si la période de croissance rapide de l’après-guerre a vu l’effacement d’une par­tie du contenu objectif des classes sociales, depuis la fin des années 1970, au contraire, des inégalités structurées se reconstituent et déterminent objective­ment les conditions de vie de groupes sociaux repérables. Néanmoins, ces iné­galités structurées, renaissantes, ne sont guère organisées par une conscience capable d’animer un mouvement collectif durable et de donner une expression aux rapports sociaux sous-jacents, ce qui n’est pas sans poser problème pour l’identité sociale des membres des classes populaires ; objectivement visibles mais subjectivement désarticulées, les classes sociales sont porteuses d’un ave­nir plus ouvert qu’on ne le conçoit généralement.

Si les classes populaires ont du mal à forger une nouvelle identité sociale, il n’en va pas de même pour la bourgeoisie, comme le montrent Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. S’il y a une classe qui satisfait pleinement aux critères marxistes définissant la classe en soi et la classe pour soi, c’est bien la bourgeoisie, classe qui prélève la plus-value et se réalise comme classe pour soi non seulement en défendant collectivement ses intérêts, mais aussi en s’offrant le luxe de dénier la théorie (des classes sociales) qui formalise ses pra­tiques.

Critique des sociologies critiques, le marxisme est à son tour interpellé dans le troisième chapitre par les “ nouvelles sociologies ”. Ces dernières re­vendiquent à leur tour le statut critique, tout en déniant ou du moins en ques­tionnant les fondements rationnels et objectivistes des sociologies marxistes.

Philippe Corcuff présente le projet d’une nouvelle critique qui reposerait sur deux points d’appui éthiques : une critique herméneutique “ interne ” qui puise dans les traditions morales et politiques d’une société pour en critiquer le fondement, et une critique plus “ externe ” renvoyant à une visée utopique qui dépasse les limites de la tradition. Il se confronte par là tant à ce qu’il ap­pelle la “ neutralité descriptive ” de l’ethno-méthodologie qu’à la totalisation omnisciente d’une certaine tradition marxiste (la prétention de tout voir dans les catégories de la totalité).

Albert Ogien défend pour sa part le droit à une sociologie critique, même si elle ne se réfère ni aux institutions ni à l’histoire ; pour lui l’ethno-méthodologie en rendant compte de façon détaillée des procédures qui constituent l’action en train de se faire, en saisissant l’ordre social non comme une entité qui domine de l’extérieur les individus mais comme un “ phénomène ordinaire, diffus et collectivement partagé ”, peut être une criti­que radicale du “ rapport de pouvoir ”, comme il a tenté de le montrer à pro­pos du fonctionnement de l’esprit gestionnaire dans les instances de l’Etat.

Pour Michèle Leclerc-Olive, on peut prendre en compte la critique de la sociologie objectiviste qui sépare action et savoir sur l’action, et distinguer les actions ordinaires et ordonnées, localisées, où s’imbriquent totalement savoirs, routines et actions et les actions non ordinaires où les projets sont conçus à l’avance par l’acteur, où les situations “ problématiques ” obligent à “ suspen­dre ” le cours pratique des choses pour opérer une “ prise de distance réflexive ”. Il en est ainsi de toutes les actions innovatrices qui rompent avec les routines, qu’il s’agisse des découvertes scientifiques ou des expéri­mentations politiques, comme cette expérience de coopération internationale au Mali qui oblige à repenser les catégorisations occidentales de la démocratie, de la société civile, de l’espace public.

Claude Leneveu revient enfin sur l’assimilation que beaucoup de non marxistes font entre marxisme et objectivisme structuraliste. En partant du Marx des Thèses sur Feuerbach, d’une critique des entités théoriques abstrai­tes et fixes de l’idéalisme allemand (“ on part des individus réels et vivants eux-mêmes ”), il montre la parenté entre la démarche de Marx et celle de l’interactionnisme symbolique (comme d’ailleurs de l’ethno-méthodologie), la référence commune à la “ pratique ”. Mais en même temps C. Leneveu ne cache pas les oppositions : les pratiques pour Marx ne peuvent être pensées qu’en corrélation avec les structures sociales, tandis que pour les interaction­nistes, la référence à l’interaction n’est pas articulée avec une référence au rapport social (de production). En même temps on trouve dans la “ praxis ” marxiste comme dans l’interactionnisme une même préoccupation pour pen­ser le “ côté actif ” de la conscience, sans tomber dans la philosophie de la conscience, mais sans annuler non plus le côté subjectif de l’action. A condi­tion de débarrasser le marxisme de sa gangue naturaliste et objectiviste qui aurait occulté “ l’injonction première ” des Thèses sur Feuerbach.

Critique de la société ou critique du capitalisme visant à son dépasse­ment ? C’est autour de cette interrogation sur la place spécifique de la socio­logie dans les critiques du capitalisme que s’ouvre le dernier chapitre. Robert Castel s’interroge sur certaines critiques sociologiques “ radicales ” du mar­ché chez des disciples de Polanyi comme André Gorz qui privilégient des formes d’économie non marchande utopiques selon lui (le “ tiers secteur ”), alors que le socle d’une critique moderne et progressiste lui paraît résider plutôt dans une acceptation du marché mais régulé par une organisation du travail qui assure une certaine protection aux travailleurs contre l’hégémonie du marché.

Jacques Bidet clôt enfin cet ouvrage en revenant sur les fondements théoriques de l’entreprise menée par Luc Boltanski et Eve Chiapello pour relier l’émergence de nouvelles critiques du capitalisme à la constitution d’un nouvel “ esprit ” du capitalisme. Deux questions majeures sont posées aux auteurs :

– Le paradigme de la “ grandeur ” qui donne un principe d’équivalence entre les “ grands ” et les “ petits ” (qui sont aussi les fortes et les faibles) peut-il qualifier les dispositifs de “ justice ”, alors que la “ Cité civique ” dis­qualifie au contraire l’harmonie naturelle entre les grands et les petits ? A l’équivalence supposée entre les différentes Cités ne faut-il pas plutôt opposer une prééminence du principe politique de l’Egalité Civique (et non de l’égalité des chances) ?

– En quoi le “ nouvel esprit ” du capitalisme est-il spécifié par la Cité par projet, par le paradigme du “ réseau ” plutôt que par une organisation mondiale du marché où les différentes formes de réseaux ne seraient que des “ créatures du marché ” ?



[1]     “ Autour de Pierre Bourdieu ”, Actuel Marx, n° 20, deuxième semestre 1996.

 

AUTEURS

Daniel Bachet, sociologue, maître de conférences à l'Université d'Evry. Rapporteur général de la commission “ Compétitivité française ” du XIème Plan, il a rédigé un certain nombre de rapports publiés à la Documentation Française et plusieurs dizaines d'articles. A dirigé en particulier : Décider et agir dans le travail, Editions du CESTA, 1986 ; Redéploie­ment industriel et espace de travail, Editions du CESTA, 1987 et plus récemment, le numéro spécial de la revue Issues intitulé “ De la division du travail à la mondialisation financière ”, 2000. Ses travaux de recherche portent sur les modes d'évaluation de la performance du travail et de l'entreprise. 

Jacques Bidet, philosophe, professeur à l’Université de Paris-X, directeur d’Actuel Marx, président du Congrès Marx International. Il a publié en 1990 Théorie de la moder­nité, suivi de Marx et le marché (PUF), en 1995 John Rawls et la théorie de la justice (PUF), en 1999, Théorie générale, Théorie du droit, de l’économie et de la politique (PUF), ainsi que Que faire du Capital ? Philosophie, économie et politique dans Le Capital de Marx, et en 2001 le Dictionnaire Marx Contemporain, 600 p., PUF, en co-direction avec Eustache Kouvelakis.  

Catherine Bidou-Zachariasen sociologue, directrice de recherche au CNRS directrice de l'IRIS (institut de recherche interdisciplinaire en socio-économie, Université de Paris-Dauphine). Travaux orientés autour du thème dominant des classes moyennes (dans le sens anglo-saxon du terme) dans le changement social des sociétés post-industrielles, ainsi que sur l'articulation structure sociale/structure spatiale.

Robert Castel est directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il a récemment publié : Les métamorphoses de la question sociale, Fayard, 1995 et Propriété privée, propriété sociale, propriété de soi. entretiens sur la construction de l'individu moderne, Fayard 2001 (avec Claudine Haroche).

Louis Chauvel, sociologue, Maître de conférences des Universités à Sciences-Po Paris, est spécialisé dans l'analyse des structures sociales, la dynamique des classes et le changement par génération. Il a publié aux Presses Universitaires de France Le destin des générations (2ème édition 2002) et produit une cinquantaine d'articles sur le changement social en France et dans les pays développés.

Philippe Corcuff est maître de conférences de science politique à l'Institut d'Études Politiques de Lyon. Il est membre de CERIEP-Centre de politologie de Lyon et du Groupe de Sociologie Politique et Morale (EHESS/CNRS). Il est un des animateurs de la revue ContreTemps. Il a notamment écrit : La sociologie de Bourdieu (avec Alain Accardo, Le Mascaret, 1986), Les nouvelles sociologies (Nathan, 1995) et Philosophie politique (Nathan, 2000).

Claude Didry. Sociologue, chercheur au CNRS, membre du laboratoire Institutions et dynamiques historiques de l'économie, ENS Cachan. Ses recherches visent à mettre en évidence la présence du droit dans la vie économique. Il vient de publier Naissance de la convention collective. Débats juridiques et luttes sociales en France au début du XXe siècle, Paris, éd. de l'EHESS, 2002.

Michèle Leclerc-Olive. Chargée de recherches au CNRS, membre du Centre d’études des mouvements sociaux de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, a dirigé le numéro de la revue du Collège International de Philosophie, Rue Descartes, consacré aux Rationalités de la Science (2001) et publié de nombreux articles sur les décentralisations et l’aide au développement en Afrique de l’Ouest. A paraître, notam­ment, Les nouvelles collectivités territoriales, entre aide internationale et pouvoirs locaux : légitimité instrumentale ou légitimité politique ? 

Claude Leneveu, maître de conférences de sociologie à l’Université de Nantes. Auteur de divers articles et contributions à des ouvrages collectifs, il a dirigé (avec Michel Vakaloulis) l’ouvrage Faire mouvement. Novembre-décembre 1995, collection Actuel Marx Confrontation, PUF, 1998.

Jean Lojkine, est directeur de recherche au CNRS. Il a récemment publié : Le tabou de la gestion (l'Atelier, 1996); Entreprise et Société (PUF, 1998); et La guerre du temps. Le travail en quête de mesure (L'Harmattan, coll. Logiques sociales, 2002), en collaboration avec J.L. Malétras.

Albert Ogien. Directeur de recherche au CNRS (C.E.M.S.-E.H.E.S.S). A publié Le raisonnement psychiatrique (Méridiens-Klincksieck, 1991), L'Esprit gestionnaire (Ed. de l'EHESS, 1995), Sociologie de la déviance (Armand Colin, 1995) et, en colla­boration avec M. de Fornel et L. Quéré, L'ethnométhodologie : une sociologie radicale (La Découverte, 2002).

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Sociologues, directeurs de recherche au CNRS (Cultures et Sociétés Urbaines - IRESCO). Travaillent depuis une quinzaine d'années sur la bourgeoisie. Nombreuses publications, dont : Dans les beaux quartiers, coll. “ L’épreuve des faits ”, Paris, Seuil, 1989 - Grandes Fortunes. Dynasties familiales et formes de richesse en France, “ Petite bibliothèque Payot ”, Paris, Payot, 1998 - Sociologie de la bourgeoisie, coll. “ Repères ”, Paris, La Découverte, 2000.

Emmanuel Terray, ethnologue et directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Après des études de philosophie, notamment sous la direction de Louis Althusser, il se tourne vers l’anthropologie. Il séjourne entre 1961 et 1968 au Sénégal et en Côte d’Ivoire où il étudie les populations dida et abron. De retour en France, il enseigne à l’université de Paris VIII, puis à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. De 1991 à 1994, il passe trois ans à Berlin en qualité de chercheur. Après plusieurs ouvrages d’anthropologie, il a publié Lettre à la fugitive, Odile Jacob, 1988 ; La politique dans la caverne, Seuil, 1990 ; Le troisième jour du communisme, Actes Sud, 1992 ; Une passion allemande, Seuil, 1994 ; Clausewitz, Fayard, 1999 ; En substance, Fayard, 2000.

Loïc Wacquant, professeur de sociologie, il enseigne à Berkeley, University of California. Il a notamment publié un livre d’entretiens avec P. Boudieu, Réponses, Pour une anthropologie réflexive, Seuil, 1992 et est l’auteur de l’ouvrage Les prisons de la misère, Raisons d’agir, 1999 et de Corps et âme, Agone, 2001. Il est l’auteur de nombreux articles, tant de sociologie empirique que de théorie sociologique, comme par exemple : “ Durkheim et Bourdieu : le socle commun et ses fissures ”, in Critique n° 579-580, 1995.

 

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